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Les City Rockers Nights envahissent Ciney

Ils égaillent les nuits cinaciennes à la Maison des Jeunes depuis un an... ce sont les City Rockers !


Jeudi 20 octobre 2011

City Rockers... lancez-vous et dites nous ce que c'est ?

Ben : En fait ce sont 4 potes qui jouaient de la musique et qui ont eu envie de faire découvrir des groupes au public régional ; qui ont eu envie de relancer quelque peu le public de la Maison des Jeunes de Ciney. Il y avait une volonté de relancer le Rock'n'Roll à Ciney pour un prix démocratique.



Redynamiser Ciney au niveau du Rock donc...

Jean-Lou : Disons qu'on a vu des choses et on s'est dit qu'il fallait qu'on fasse partager ces groupes à nos amis. Pour notre part, cela faisait des années que l'on venait voir des concerts à la Maison des Jeunes de Ciney et on voyait toujours un peu la même chose. Nous, on fait 200 kms, on va en Flandre, à Bruxelles, même en France, bref n'importe où, et on voyait des groupes originaux que l'on aurait pus faire par chez nous pour changer et où tout le monde s'y serait retrouver. Parce que le but n'est pas de faire des musiques inaccessibles. Ce sont juste de musiques qui n'arrivent pas jusqu'ici, du coup, les gens ne vont pas spontanément vers elles. Par contre, si tu leurs offres du plaisir, pourquoi pas... ils iront peut-être vers ces musiques après.





Et vous avez le sentiment qu'en leur faisant découvrir ces musiques et ces groupes, après il y a un impact sur leurs déplacements ? Sur leur volonté d'aller voir un peu plus loin ?

B : On espère peut-être pas qu'ils vont se déplacer avec nous quand on bouge, mais on espère fidéliser au moins un petit peu. Que les gens se disent « Ah c'est un concert City Rockers, on y va même si on ne connait pas l'affiche parce qu'on a déjà fait de bonnes découvertes ». Un peu comme, il faut le reconnaître, le Quasimorock l'a fait. Où on y allait les yeux fermés.

JL : Et puis cela peut profiter aux groupes aussi. Après les gens du public vont sur le MySpace ou le site du groupe pour découvrir un peu plus, voire acheter leurs disques et par conséquent la culture rock ne peut qu'y gagner.



Cela fait un an que vous organisez vos évènements. Sur cette année, composée de 4 dates, votre programmation a été assez hétéroclite...

B : Le truc, c'est que l'on désire rester Rock au sens large. Cela va donc du Rock, Rockabilly à l'électro-rock et au Punk, un peu en fonction de ce que l'on découvre au gré de nos déplacements. Une question de feeling en fait... Cette année-ci, nous avons voulu faire un peu plus au niveau des groupes. C'est-à-dire monté d'un cran et aller chercher aussi des groupes d'un certain renom.

JL : C'est pas vraiment du renom, ce sont plus des groupes reconnus dans leur milieu que connu mondialement. Moi je trouve que nous ne sommes pas si hétéroclites que cela. On fait jouer des groupes qui nous plaisent avant tout. Ce n'est pas de la Pop-Rock, ce n'est pas du Ska-Punk, nous sommes clairement très branchés Rock'n'Roll et Rockabilly voire des groupes plus Noise et rentre-dedans.
Les groupes d'un certain renom, ce sont en fait des groupes un peu plus prestigieux pour nous. Des groupes que l'on ne pensait pas pouvoir faire venir et puis quelques échanges de mails après, c'est négocié. Cela reste finalement de l'Underground.



C'est une question de plaisir en fait...

JL : Voilà ! Et de partage. Se faire plaisir et se faire plaisir en partageant. On se fait plaisir avec la musique et les groupes que l'on aime, on se fait plaisir en allant voir et découvrir les groupes. Chaque année, on va au Sjock Festival parce que c'est un festival que nous apprécions et puis après si on peut faire découvrir un ou deux groupes de ce festival à Ciney et notre entourage, nous sommes super contents.





Et donc le public vous suit ?

B : Les City Rockers Nights, en fait ce sont des collaborations avec la Maison des Jeunes de Ciney et autant eux que nous, nous sommes satisfaits de l'affluences de l'année dernière. Cela a permis de redynamiser la Maison des Jeunes, de donner envie à nouveau aux gens de venir ici. A partir du moment où tu as des gens très motivés, je pense que le public suit et ici à la Maison des Jeunes, c'était un peu le creux de la vague avant.
Nous, nous étions dans une phase ascendante, avec de l'envie, celle de programmer plein de groupes et de faire découvrir. L'année passée, on s'est fait plaisir avant tout et cela a fait plaisir à la Maison des Jeunes. Je crois que ce soir on peut dire que pour la première de cette deuxième saison, tout le monde prend du plaisir.



C'est vrai qu'avant vous, la Maison des Jeunes de Ciney, organisait déjà des concerts. Pourquoi elle ne rencontrait plus le succès que vous avez rencontré ?

JL : Peut-être parce que, par hasard ou par envie, on s'est déplacé pour aller voir des groupes en évitant de ramener à chaque fois les mêmes groupes. Si tu fais venir 10 fois le groupe du coin ou les groupes régionaux à répétitions, on se lasse. Nous, nous avons eu la chance, peut-être le culot de se déplacer et d'aller voir plus loin pour trouver des groupes originaux, intéressants et neufs.
Puis il y a la pub aussi. C'est comme dans tout. On fait passer le message et on essaie de rameuter les gens. Au fur et à mesure, les gens se fidélisent parce qu'ils voient qu'il y a une chouette ambiance et parce que ce n'est pas cher.

B : Et puis une de nos forces, c'est qu'à 4, on peut aller autant dans le Rockabilly, le Rock'n'Roll, le Punk-Rock, l'Elctro-Rock. Il y a toujours un moment où on se dit que l'on ferait bien une soirée unetelle. Alors on délègue à deux, trois ou quatre et cela se fait tout seul, spontanément.

JL : Notre bonheur à nous, ce n'est pas très compliqué : on flashe sur un groupe. On les fait venir à Ciney et si on voit que notre entourage flashe aussi dessus, alors on a tout gagné. On a partagé notre bonheur.



Tu abordais le fait que vous soyez 4. Avec des goûts différents, ce n'est pas trop difficile de contenter tout le monde et de gérer les envies de chacun ?

B : Je pense que la première saison s'est vraiment articulée de façon à contenter tout le monde, mais de manière très naturelle, sans pression ni tension. Et cette année, les dates à venir se sont mises en place de la même manière à partir de nos envies tout simplement.






Cela veut-il dire que pour une bonne dynamique du groupe, vous devez organiser un multiple de 4 dates (4 – 8 – 12 ...) ?

JL : Non parce qu'en fait derrière l'éclectisme, il y a toujours des choses qui nous rassemble. C'est clair et net que le Rockabilly nous rassemble. Antoine peut être très branché Electro. Moi j'écoute énormément de Jazz par exemple, mais il y a un style qui nous rapproche tous, c'est le Rockabilly.

B : Et puis il y a l'amitié qui nous lie, ce qui nous permet de nous faire confiance entre nous. Moi par exemple, les soirées Electro, je suis pas trop dedans, donc je délègue plus à Isma et Antoine, et on est en général agréablement surpris.



Pour choisir votre programmation, c'est important d'aller voir le groupe en concert ou le Cd et internet peuvent suffire ?

B : Cela peut être un groupe que l'on a vu en live, que l'on a apprécié et qui nous a donné envie de les faire venir, comme ça peut être un groupe que l'on choisit parce que certaines personnes nous l'ont conseillé, à qui on fait confiance dans les goûts parce qu'ils nous connaissent.

JL : C'est, je pense, comme dans toutes organisations de concert de ce milieu, soit tu les as vus et tu les fais venir, soit tu les as pas vus et c'est un coup de poker. Et pour l'instant, nous avons toujours eu du bol, nos coups de poker ont été bénéfiques.



Question quantité des dates, vous vous êtes fixés des objectifs ou limites en terme du nombre ?

B : La question temps et disponibilité de chacun est importante parce que certains habitent Ciney, d'autres Bruxelles et donc nous ne sommes pas toujours disponibles au même moment, il faut donc composer. Puis comme ce sont des collaborations avec la Maison des Jeunes, il faut toujours que cela coïncide aussi avec leur agenda. De notre côté, on s'est fixé la première année sur 4 soirées et cette année-ci 5. Pour le futur, on verra bien. Je pense en tout cas que cela ne deviendra jamais un truc à plein temps.



Finalement à Ciney, existe-t-il une demande particulière du public ? Historiquement, Ciney a connu une scène Ska et Ska-Punk assez foisonnante...

JL : A moins de ne plus avoir les mêmes contacts qu'avant, ce qui est possible parce qu'on vieillit fatalement, mais on ne ressent pas trop une demande spécifique et j'ai l'impression que le public cinacien nous fait plutôt confiance pour le moment.

B : Je pense que l'on a profité, sans le faire exprès, de la vague Ska-Punk et juste avant cela de la grosse vague Quasimorock, mais qu'après tout ça, il n'y a plus eu grand chose à Ciney. Il y a eu un moment de battement dont on profite probablement. Le public était devenu un peu des consommateurs passifs et avec les City Rockers Nights, on a proposé aux gens de nouveaux choix possibles. En quelques sortes, on reprend un flambeau et on profite du fait que Ciney a toujours été un lieu où la musique avait droit de citer.





Est-ce que ce n'est pas aussi parce que Ciney est en-dessous du sillon Sambre et Meuse et que en-dessous justement, on a le sentiment qu'il ne se passe pas grand chose ?

B : Clairement, ça c'est faux. On s'imagine toujours ça, qu'en-dessous du sillon Sambre et Meuse et la Province du Luxembourg, ce sont des zones inactives, alors qu'il se passe des millions de choses (ndlr : en exagérant juste un peu bien sûr), même la semaine. Il y a des salles magnifiques par ici...

JL : Je pense que c'est clairement le lieu de la Maison des Jeunes qui a un passé, qui est identifié.

B : On tient aussi à faire un prix démocratique. L'entrée la plus chère que l'on a réalisée était de 6 euros. Un jeune de 14 ans, il doit pouvoir venir, payer son entrée et boire un coup avec ses potes.

JL : On y tient aussi parce que nous à leur âge, durant notre adolescence, on venait ici, grâce au Quasimoriock. On était content de venir ici pour pas grand chose, de boire un verre avec nos potes le vendredi. On avait envie que cela continue pour les nouvelles générations.



Comment voyez-vous l'avenir de City Rockers ?

B : Franchement, nous allons fonctionner année par année. Nous avons commencé avec quelques envies que l'on a menées. La saison passée, c'est très bien déroulée. On avait la gniak pour rempiler une saison en plus... pour la prochaine, on verra à la fin de celle-ci. Du côté de la Maison des Jeunes, c'était la même chose. Ils étaient satisfaits de la première saison de collaboration, alors ils étaient partants pour une deuxième saison. On a démarré un peu lentement puis d'un coup sur 2 semaines de temps, on a bouclé la saison actuelle. Voilà si la saison se passe bien, l'envie d'en faire une nouvelle sera sans doute là.





Voilà si vous voulez que la saison se passe bien pour qu'ils rempilent l'année prochaine, vous savez ce qu'il vous reste à faire pour les dates suivantes:

2 décembre : Soirée Electro avec OSICA, LOW ACID BAND, DJ GEISTER
17 février 2012 : date Rockabilly
13 avril 2012 : date Big Fiesta (Surprise)
9 juin 2012 : date Rockabilly

Toujours à la Maison des Jeunes de Ciney

http://cityrockers.be/
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