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Festivaliers, festivalières...

Lisez ceci avant de partir pour plusieurs jours de folie furieuse !


Mercredi 14 juin 2017

Que les choses soient claires ! ShootMeAgain n’est pas votre maman! Mais on a quand même envie d’aborder un sujet digne de « Super Nanny » et de vous mettre en garde contre toutes les choses éminemment dangereuses que vous ne devez absolument pas faire en festival !
Ben quoi ?! Faut bien que quelqu’un vous le dise !

« Ça dépend toujours des gens mais en général, on est assez bien respecté, les festivaliers savent qu'on est là pour les aider », explique Thibaut, ambulancier de formation qui intègre les postes médicaux sur différents festivals. Il me confie avoir une vraie passion pour les secours et une envie d'être utile. « Est-ce que c'est plus sympa d'y aller en tant que public ?, poursuit-il. C'est très différent. Quand on y va en tant que public on y va dans l'optique de faire la fête etc. Là, j'y vais dans une optique où je vais pouvoir venir en aide à beaucoup de gens en détresse, voir en danger. Ce qui est un but en soi pour un ambulancier. C'est un autre état d'esprit je dirais. »



Alison Warner aime la musique et les festivals et veut en profiter de toutes les façons possibles. Cet été, elle va d’ailleurs découvrir, pour la première fois, l’envers du décor d’un festival depuis un poste médical.
« De plus, poursuit Alison, je serai bientôt ambulancière et ça fait partie de mon métier d'intervenir dans des festivals et autres d'événements. Pour être secouriste on doit passer notre BEPS (brevet européen de premier secours) et ensuite notre brevet de secouriste. Après il est possible d'aller plus loin dans des formations mais le minimum requis est le brevet secouriste. »
Alison s’attend à devoir gérer… de tout ! Blessure, syncope, intoxication, alcool, drogue, piqure, coup de soleil, hypoglycémie, problèmes respiratoires, fractures, pertes de connaissances, décès.

Et vous, festivaliers et festivalières, vous en pensez quoi de tout ça ?

Une aspirine ?

Vincent Bastin participe à plusieurs festivals chaque année (Durbuy Rock, Graspop Metal Meeting, Alcatraz, Metal Méan, etc.) toujours accompagné de son acolyte Laurent Peter. Un vrai couple, jamais l’un sans l’autre.
« Quand je me prépare à partir en festival, explique-t-il, l'excitation monte, c'est encore mieux que des vacances car tu te retrouves au milieu de tes semblables, l'ambiance est folle sur le site ainsi que dans le camping. Je fais mon possible pour faire attention à ma santé. Crème solaire et bandana pour le soleil et éviter la fatale insolation. Dafalgan le matin après une longue journée et nuit festive. Puis un petit Monster. Je pense pas que c'est le top comme boisson, faut pas en abuser. Je n'ai jamais eu de problème en festival. On boit pas mal de bière mais je connais ma limite et je sais quand je dois arrêter. »
Vincent a un grand respect pour le travail des secouristes. Il reconnaît que ça ne doit pas toujours être facile pour eux. Certains doivent trouver ça long surtout s'ils ne sont pas fan de la musique qu’ils vont devoir se taper pendant toute la durée du fest. D’autres doivent leur en faire voir de toutes les couleurs. Mais Vincent constate qu’ils restent disponibles et souriants malgré tout.



Laurent Pierre remue aussi régulièrement la poussière de plusieurs festivals. Il ressent la présence des secouristes comme un élément rassurant au cœur des festivals, milieu vivant et frénétique à souhait. Il se réjouit que les secouristes soient là pour venir en aide aux festivaliers en cas de pépin, peu importe la gravité, et aussi pour faire de la prévention.
« Je prépare pas mal de chose mine de rien pour partir en festival, poursuit Laurent. Je prends systématiquement des bouchons d'oreilles. Si le festival se déroule en plein soleil, je prévois de quoi me protéger du soleil que ce soit via une casquette ou crème solaire. Avec la peau que j'ai, je ne peux pas me permettre un coup de soleil. Je veille toujours à avoir également de l'aspirine qui peut se prendre sans eau. Si je sais que je campe sur place, en plus de ce que j'ai cité avant, je prends une petite trousse de premier soin ainsi que plusieurs bouteilles d'eau. »



Un t-shirt imbibé de sang

Virginie Pierre a elle gardé une fameuse blessure de guerre du Durbuy Rock Festival 2016. « Un type saoul et assez corpulent est tombé sur moi, se souvient-elle. Son coude est venu cogner le côté de mon ventre resté fragile après une césarienne. Je n’ai pas eu mal, j’avais bu aussi, mais mon t-shirt était imbibé de sang. » Virginie a été prise en charge par les secouristes qui ont refermé la plaie avec des strips et qui lui ont conseillé d’aller consulter son médecin le lendemain. Le lendemain, l’alcool n’aidant plus, elle a dégusté quand son médecin a suturé la plaie avec 8 points de suture. « J’étais très fière de moi (rire), poursuit Virginie. Je suis maman de quatre enfants, je suis une maman honorable mais ça ne m’empêche pas d’avoir 16 ans dans ma tête quand je suis en festival. Je reviens du Rock am Ring en Allemagne, un tout gros festival de 90.000 personnes. Tout y est très sécurisé. Tout le site a dû être évacué le vendredi à cause d’une alerte à la bombe. La santé et la sécurité des festivaliers sont prises très au sérieux par les organisateurs. C’est une méga responsabilité pour eux.»

Au Metal Méan, Cédric Garcet m’explique que c’est plus sécurisant d’avoir des équipes de la Croix-Rouge sur place et que cela leur permet d’être couverts. « Si un problème devait subvenir, ajoute-t-il, des professionnels sont là pour gérer. La plupart des interventions que nous rencontrons sont pour des bobos, piqûres, foulures et une consommation excessive d'alcool. Très peu de drogue. »


Le conseil anti-piège à débutants

Si pendant un concert vous jouez des coudes pour vous approcher de la scène et que subitement vous arrivez dans une zone dégagée et respirable, ne vous y fiez pas : vous avez atteint un mosh-pit pendant une période d’accalmie précédant un wall of death. Vous pouvez y rester, mais c’est quand même mieux de savoir à quoi vous attendre. Exemple en images :



Donc, si on résume, vous ferez attention aux piqures (guêpes, tiques, etc.), au soleil, à votre audition (bouchons d’oreilles ou casque anti-bruit). Ce serait con de gonfler comme un ballon, de rentrer à la maison avec un corps couleur écrevisse subtilement valorisé par les marques du Marcel (très sexy) ou de vous chopper un acouphène à vie.
Pensez aussi à vous hydrater (avec de l’eau, hein !!), à vous protéger lors de rapports sexuels. Dans 9 mois, vous ferez moins les malins.
Vos médicaments peuvent être conservés au frais dans les postes médicaux. Repérez-les en pénétrant sur le site, au cas où.
Allez, soyez sages (je rigole, prenez plutôt vos précautions pour ne pas l’être mais de manière vigilante) et bon(s) festival(s) !

Plus d’infos avec les 10 commandements de la Croix-Rouge pour survivre en festival : http://www.croix-rouge.be/actualites/nos-campagnes/comment-survivre-en-festival-les-10-commandements-de-la-croix-rouge
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AUTEUR : Isabelle
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évèn...
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrièr...
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe e...
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....

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