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THE BLOOD BROTHERS
Young Machetes (Wichita)


2 ans après le surprenant Crimes qu’on a découvert fin 2004, sortait cet album très attendu de The Blood Brothers . « Oui mais… 2004+2=2006 alors ce Young Machetes est sorti fin 2006 non ? » Euh… posez pas de bêtes questions, bien sûr que cette chronique a un an de retard ! Voilà c’est dit comme ça on en parle plus et on peut se concentrer sur l’album, sapristi.

Fire Fire Fire ! Les premiers mots de l’album précèdent de quelques secondes les premiers coups de batterie, et on remercie le ciel que le groupe de Seattle n’ait rien perdu de sa pêche ni de leur côté mélodique décalé, les deux premiers morceaux de l’album allient d’ailleurs harmonieusement bien les ingrédients magiques. Le deuxième sonne même un peu plus roots, avec un son rageux qu’on avait plus entendu depuis March On Electric Children, soit 3 albums avant. Avec plus de voix aiguës quand même, Johnny Whitney ne semble plus pouvoir s’en séparer. On le comprend n’empêche, sa voix criarde que 99% de la population trouve insupportable a gagné en justesse et se place mieux sur la musique désormais.

Mais ce qui s’est surtout développé c’est leur côté dansant, comme sur le génial et tubesque Laser Life (dont on peut d’ailleurs voir le clip un peu partout sur YouTube). Bien kitsch comme il faut, sans tomber non plus dans la facilité du moog organ. Le refrain est affolant, certainement un des meilleurs passages de cette plaque. Ca doit être la maturité qui fait ça en fait, tous ces côtés complètement torchés sont maîtrisés à merveille. On va de surprise en surprise, comme le tragique passage a cappella sur de Camouflage, Camouflage.

On remarque au passage qu’avec la multiplication des passages chantés par Whitney, ce sont les cris de Jordan Blilie qui se font plus rares. Mais ce n’est pas un mauvais point, loin de là : ils sont maintenant utilisés pour rajouter du contraste aux passages trash, vu qu’ils sont systématiquement suivis de parties kitsch. Hoho.

Varié à souhait, cet album ! Le répétitif Spit Shine Your Black Clouds est sans doute le plus surprenant de l’album, avec une montée d’intensité qu’on croirait empruntée à Explosions In The Sky (enfin, peut-être pas quand même, tout compte fait). Tiens, on dirait que c’est devenu plus barré aussi par moments, tellement que c’en est parfois difficile à suivre. Difficile à croire après des morceaux comme Lift The Veil, Kiss The Tank (une ode à la vocalise encore une fois).

Bref si vous aimez ce qui est un peu foufou bande de garnements, écoutez-moi ce Young Machetes (bon, je suppose que tout le monde a eu le temps de l’écouter, en un an…). Parce que l’album s’achève sur un morceau limite soul, et qu’il faut avoir entendu ça au moins une fois dans sa vie !


Chroniqué par erik le 04-10-2007
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