Le mélange des chants y est pour quelque chose. Au lieu de se contenter d’un seul brailleur, on s’y met à plusieurs, chacun avec sa spécialité à la fois pour diversifier mais aussi pour jouer l’écho répondant l’un à l’autre. Toutefois, c’est surtout l’ambiance qui se dégage de ce Baruch qui convainc de l’originalité du groupe et qui permet au groupe de s’affirmer. Évidemment c’est sombre et lourd. Mais il règne un froid aseptisé autour du ton que le groupe helvète donne, qui vous glace le sang. Une ambiance à la limite du romanesque qu’on pourrait cataloguer de turbulence gothique.
Il s’agit ici du premier album des Lausannois. Un album qui, sans se perdre dans des tréfonds inexplorés parce qu’inutiles, réussit le pari de sortir du lot et d’afficher une personnalité déjà bien trempée. Identifiable entre plusieurs, LE BARON VAMPIRE réussit aussi le pari de compiler 8 titres, qui sur la longueur ne souffre d’aucune fatigue. Baruch est un album délicieux et excitant sacrément accrocheur qui séduit dès les premières écoutes.

Neurosis
Amenra
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Cult of Luna