« Textures Of the Impac » qui vient de paraître est donc leur second album.
En France tout le monde crie au nouveau génie à grand renfort d’adjectifs dithyrambiques, s’embrase à grand renfort de superlatifs et s’extasie le filet bave dégoulinant de la lippe pendante que l’on devine aisément flasque et molle, l’oeil torve, le cervelet proche de l’apoplexie...
Vous nous excuserez d’avance, mais sur Shoot Me Again, nous avons généralement un minimum de tenue...
Certes le trio possède un certain talent mais s’illustre surtout dans un domaine qui ne souffre actuellement d’aucune concurrence, car à ce jour il n’y a nul véritable détenteur de la couronne stoner progressif (étiquette revendiquée nommément par le trio) dans l’hexagone...
Le principal défaut de « Textures Of the Impact » est assez évident, il est tout simplement ennuyant. Entre des plages plus psychés/progressif où absolument rien ne se passe hormis les quelques titres plus prenant, un rien rentre dedans, l’assoupissement menace très explicitement l’auditeur... Pour synthétiser vulgairement, on dirait que le groupe à le cul entre deux chaises, trop dynamique pour du progressif et beaucoup trop contemplatif et grandiloquent voire éminemment lénifiant pour du stoner...
Les compositions sont pourtant très riches et peaufinées, on sent très clairement que les membres du groupe sont de brillants musiciens mais peut-être veulent-ils couvrir un spectre musical tellement large qu’ils en ratent leur cible ?