Il apparaît évident que dans son projet solo, P. PAUL FENECH aime se laisser toutes les libertés qu’il ne peut se permettre avec THE METEORS. Le groupe étant culte et une référence, il faut croire que monsieur Fenech préfère ne prendre aucun risque lorsqu’il sort un album avec. Les fantaisies, il se les garde pour sa discographie solo.
Bien entendu, on ne se refait pas… ou surtout, on ne refait pas un gaillard comme P. PAUL FENECH. On retrouve donc les racines musicales avouées et non avouées du père fondateur.
Alors que Skitzofenech disposait d’un son assez soigné, International Super Bastard a pris des couches (artificielles) de saletés. Paul a voulu obtenir un effet garage et vieillot qui contraste avec la modernité apportée par les samples surexploités. C’est parfois agaçant, surtout quand P. PAUL FENECH délaisse justement l’usage du sampler et où l’enregistrement semble daté.
À vrai dire, lors de ma toute première écoute, encore sommaire du disque, après Dead Mans Road, la troisième plage, je me suis demandé s’il s’agissait bien d’un nouvel album ou plutôt d’une compilation de raretés, de remixes ou de réenregistrements tellement le travail de son manque de cohérence tout au long du disque.
Intenational Super Bastard est un peu surréaliste. À la fois par les explorations de P. PAUL FENECH que par les paradoxes qu’il peut contenir. On passe vraiment d’un traitement à un autre en fonction des titres. Et P. PAUL FENECH s’est permis toutes les audaces au point de parler d’outrance sur certains titres.
Ce nouveau disque est donc un peu inconstant. Mais lorsque P. PAUL FENECH nous sert un titre original empli d’excès et de tempérament, c’est une perle qu’il nous apporte. Sur les 17 titres, on ferait bien l’impasse de certains. Un raccourcissement dont l’album ne souffrirait nullement puisque des titres comme Long Time No See, Greenback Dollar, Bring It On, Legions Song, Tweeter And The Monkey Man, Dark City, Fuck ‘em All et International Super Bastard sauvent allégrement le disque.

The Meteors