Chronique

THOMAS BEL
Innerly

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Annexia records

Sorti le 13-04-2012


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Jeudi 12 juillet 2012

Moments de contemplation solitaire, Innerly, le deuxième album de THOMAS BEL fait suite à son prédécesseur The Birds Are Still The Monarchs sorti en 2009. Doté d'un timbre de voix rappelant SCOTT KELLY (NEUROSIS), THOMAS BEL poursuit son aventure dans cet univers composé d'abstractions et d'émotions. A l'aide d'une musique minimale, entre Electro-acoustic et Drone, il n'hésite pas à se saisir de la guitare, du piano, du violoncelle ou encore de la flûte pour triturer les sonorités de chacun.

Innerly fait partie de ces albums hors normes, difficilement classables même si très tôt on sait à côté de quels autres disques on va le ranger. On lui trouve différentes affinités expérimentales ou étranges, un peu éparses mais toujours cohérentes.

Trouvant une part de son inspiration dans le travail de Johannes Bobrowski, un poète allemand de la moitié du 20ème siècle, Innerly est aussi un album éclatant de luminosité. Les notes frôlent la mélancolie, la tristesse et d'autres émotions poétiques, pourtant l'ensemble du travail de THOMAS BEL ne transpire pas la souffrance ou la douleur. Il émane des ombres une aura rassurante. De l'inconnu, une fragilité douce. De l'isolation, une ouverture.

Innerly est un album auquel il faut s'abandonner. Auquel on peut, en toute sécurité s'abandonner. L'introspection suggérée n'est jamais violente ou angoissante même si THOMAS BEL favorise la lecture des limbes internes. Voluptueusement beau, Innerly est un album maîtrisé, intentionnel qui livre ses secrets au fur et à mesure que l'auditeur renonce au contrôle et se laisse emporter par le mouvement.
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