Auteur d'un précédent album, Metropolis sorti en 2012 et passé inaperçu par chez nous, NO OMEGA se rattrape avec Shame. Un concentré de noirceur et d'émotions mélancoliques. Il n'aura fallu qu'une année au groupe suédois pour proposer ce successeur de trente minutes abrasives.
Quelque part entre un gros mélange de Crust, Modern Hard-Core, Post-Core, Sludge et Chaotic-Hard-Core, Shame est un album violent et sombre qui sème la désolation psychique. L'album traite d'ailleurs de sujets comme la solitude, l'anxiété, le rejet par la société et le nombrilisme social.
Titre après titre, NO OMEGA se montre capable de tenir son intensité. A coups de riffs explosives, d'ambiances lourdes, de ralentissements célestes et d'accélérations destructeurs, le groupe sème le chaos douloureux du désespoir.
Bien que frontal, la musique inscrite sur Shame possède cette différence qui la rend conquérante. Ce n'est pas tellement dans sa forme musical que NO OMEGA se distingue d'ailleurs. Adeptes du label français, vous ne serez pas surpris d'un tel choix signé. Mais bien de cette ambiance étouffante de profondeur. L'atmosphère noire et la virulence du propos rendent l'album palpable de tensions.
Le très bon album que nous offre NO OMEGA par l'intermédiaire de Throatruiner Records n'est qu'un début. La formation, encore jeune, possède à l'inverse de ses émotions, un avenir qui pourrait décaper en profondeur très prochainement.
No Omega