En attendant le premier album de PARAMNESIA qui sortira le 16 avril prochain, c'est un Split avec les Allemands de UNRU que l'on se met sous la dent. Chacun propose une longue plage qui approche les quinze minutes.
III pour débuter avec le projet français. Un titre énigmatique qui aurait pu renvoyer à la troisième composition de PARAMNESIA comme à tout autre chose. Nous sommes dans un rayon Post-Black Metal ou l'agressivité oppressive du Black Metal va plomber les flottements atmosphériques du Post-Rock. De suite, on ira de notre première (et dernière) comparaison et on renverra l'auditeur vers DEAFHEAVEN pour se faire une première idée du registre musical de ce premier titre.
La voix plaintive reste en retrait laissant au mieux s'exprimer des guitares torturées par une agressivité évidente et des moments d'accalmies plus mélancoliques. Côté rythmique, PARAMNESIA se la joue aussi en plusieurs teintes accompagnant ainsi les conditions sauvages et émotionnelles.
III donne envie de s'intéresser à PARAMNESIA et ce premier album à venir. Après avoir écouté ce titre, il est attendu avec une certaine impatience.
De l'autre côté (du Rhin) se trouve UNRU. Die Welt In Der Wir Sterben dévoile de suite les origines germaniques du groupe. Ce titre débute par une longue intro distordue avant une cavalcade tout en puissance. A l'écoute de UNRU, on se rappelle que Blitzkrieg est un terme martial allemand. Comme la stratégie militaire qui rassemble les forces pour aller à la victoire, UNRU concentre sa détermination et sa véhémence pour dégager une aura impressionnante.
Die Welt In Der Wir Sterben est une tornade qui emporte tout sur son passage. Les trois dernières minutes de cette composition est une impression de désolation funeste assez triste.
Bien que l'interprétation de UNRU soit des plus remarquables, des deux versions, c'est celle de PARAMNESIA qui m’enthousiasme le plus. Mais il ne s'agit là que d'une question d'affinité personnelle car tant PARAMNESIA que UNRU offrent deux longues compositions de pointure.
