Très souvent rapproché de Dark Tranquillity (à raison), Insomnium propose aussi sur ce sixième album de faire évoluer un peu son Death mélodique vers d’autres territoires. Produit, ou non, du remplacement de Ville Vänni par Markus Vanhala à la guitare, il est clair que quelque chose changé chez Insomnium : moins direct, plus étudié, Shadows of the Dying Sun propose un travail sur les mélodies, très inspirées et accrocheuses.
On retrouve évidemment un des poncifs du genre : l’alternance de ces mélodies recherchées avec des passages plombés et brutaux. Il parait peu probable que les allergiques au genre changent d’avis, mais il est indéniable que Insomnium s’est servi de son expérience pour parfaire sa recette, comme l’attestent Collapsing Words ou Revelation. La construction intelligente de While We Sleep ou la rythmique de Black Heart Rebellion viennent aussi montrer l’évolution du son du groupe. Mais c’est bien dans un titre comme The River, alternance durant huit minutes de blast-beats, claviers, mélodies et passages épiques, que l’on constate la volonté de proposer plus que la recette habituelle.
Quel type d’innovation recherche-t-on chez un groupe comme Insomnium ? Une révolution de sa musique ? C’est peu probable. Fermement campé sur ses bases, Insomnium propose avec Shadows of the Dying Sun un album réussi, où surnagent quelques nouveautés, et surtout cette agréable impression que les Finlandais arrivent à se détacher de leur principal modèle, Dark Tranquillity. Reste le fait qu’il demeure impossible de ne pas citer ces derniers dans cette chronique, ce qui est déjà un signe en soi.
death mélodique, dark tranquillity, finlande

In Flames


Insomnium