Après un premier album live qui retranscrivait les divagations résultant d'évolutions expérimentales lors des performances scéniques, le groupe a pu rouler sa bosse à travers l'Europe en partageant la scènes avec des maîtres à penser comme NEBULA ou WITCHCRAFT avant de sortir en 2010, le premier véritable album de L'IRA DEL BACCANO.
Terra 42 est donc le deuxième album officiel du groupe. Comme il est suggéré, il s'agit d'un album concept. Ce dernier est en effet composé de six plages qui se regroupent en trois longues phases.
The Infinite Improbability Drive est la première phase. Déclinée en trois compositions, cette phase totalise près de la moitié de l'album. Durant cette partie, L'IRA DEL BACCANO tente durant 33 minutes de déjouer les pièges de la répétition. C'est à la fois audacieux et fastidieux. Plusieurs groupes de Prog, de Stoner ou de Psyché se sont déjà cassés les dents à cet exercice. Pour écrire ces trois variations, L'IRA DEL BACCANO s'est inspiré de l'oeuvre de Douglas Adams, Le Guide du Voyageur Galactique.
La seconde partie, Sussurri... Nel Bosco Di Diana est divisée en deux. Tout en progression, cette partie démarre sur 5 première minutes plutôt statiques où L'IRA DEL BACCANO s'amuse avec les effets psychédéliques de ses instruments synthétiques.
Enfin Terra 42 se conclut avec Volcano X13, la planète en orbite sur laquelle les Italiens nous envoient. Un dernier quart d'heure de liberté avec de constants changements de rythmes. Le résultat varié est un peu pompeux.
Entre Space-Rock et Psychédélisme, la musique instrumentale des Italiens est un train lancé sur des montagnes russes. Avec ses moments sensationnelle, elle conserve aussi ses passages convenus, peu surprenants et redondants. Quelques inclinaisons restent également faibles comme certains abus d'effets ou des guitares qui laisse une agressivité et du corps au placard. Des travers communs à OZRIC TENTACLES, que L'IRA DEL BACCANO semble ici partager.
Le concept en lui-même est également quelque peu bancal. Finalement, rien ne lie réellement chacune des parties entre-elles et le groupe aurait tout aussi bien pu écrire un album composé simplement de trois plages au lieu des 6 regroupées, plus pour l'effet de style, en trois phases.
L'artwork aussi laissait entrevoir un album prometteur qui malheureusement ne tient pas toutes ses promesses même si Terra 42 n'est pas si déplaisant. Bardé de trop d'artifices éclatants pour le rendre engageant, ce dernier déçoit par conséquent un peu.
doom, space rock, metal, prog, psych, stoner
L'Ira del Baccano
Black Sabbath

Nebula
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