Chronique

MIOZAN
Surrender Denied

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Demons Run Amok Entertainment

Sorti le 13-01-2017


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Mercredi 15 février 2017

Au gré des hasards, il y a comme ça des noms qui resurgissent et qui vous replongent dans votre jeunesse. C'est le cas en recevant cet album, Surrender Denied sorti chez Demons Run Amok Entertainment . Disparus de la scène Hard Core depuis seize ans, les Allemands de MIOZAN refont surface comme si de rien n'était... ou presque.

Les plus jeunes découvriront le groupe qui n'a pas su s'imposer au-delà de la sphère des seconds couteaux. Les plus anciens se souviendront d'une formation européenne qui marchait dans le sillage de WARZONE, SICK OF IT ALL ou IGNITE avec enthousiasme.

Formé en 1991 et splitté en 2001, MIOZAN possédait tous les ingrédients nécessaires aux groupes de Hard Core à l'exception de ses origines, allemandes plutôt que new-yorkaises, et une petite touche d'originalité pour contrebalancer cette injustice.

Intègre et engagée, la formation s'est constituée une fanbase qui lui aura permis de tourner avec ses mentors : AGNOSTIC FRONT, MADBALL,SICK OF IT ALL et IGNITE. Cette présence dans le circuit aura aussi commencé à crédibiliser ce groupe qui n'hésitait pas à s'engager avec des propos antifascistes et politisés.

Après 2001, certains membres de MIOZAN sont restés dans le circuit en participant à de nouveaux projets tels que I DEFY, CRACKS & SCARS et SOULS ON FIRE.

C'est en 2014 que l'idée de se reformer pour de bon a germé. MIOZAN a donné un concert qui devait être unique pour les quarante ans de leur ancien roadie et à l'occasion de la réouverture, à Leipzig, de la salle Juze-Walsrode.

Frank et Kuddel avaient allumé la mèche et désiraient donc remonter sur scène ensemble après avoir écrit un nouvel album. Kniffel et Tomek sont venus remplacer les deux autres membres originels qui ne pouvaient rempiler à la guitare et à la batterie.

Si les retours valent ce qu'ils valent et sont généralement emprunts de nostalgie pas toujours à bon escient, ce come-back de MIOZAN évite déjà pas mal de pièges. En tant que second couteau, mis à part au niveau régional, on n'a probablement pas d'attentes spécifiques concernant ce retour. Le groupe à marquer son époque sans laisser une trace indélébile et ce malgré des qualités indéniables. Au mieux, on pourra jouer sur le « je les ai vus à l'époque » ou MIOZAN prendra de la valeur auprès d'une jeunesse qui sautera sur l'occasion pour faire mousser ses connaissances de la Hard Core.

Si le groupe n'a rien perdu de son style et de son énergie (ça c'est aussi important), à l'écoute de ce Surrender Denied, l'interruption de MIOZAN ne semble pas avoir eu d'impact sur le jeu de la formation. MIOZAN fait du MIOZAN. Il ne joue pas la carte de la nostalgie, genre « on est vieux mais on aimerait une nouvelle jeunesse ». Ce disque aurait pu sortir un peu après 2001 en tant que successeur de Thorn In Your Side et s'inscrit très bien parmi les sorties de 2016 et 2017 comme si MIOZAN avait toujours été là.

Si l'esprit est là, autant que l'énergie, les qualités d'écriture sont, elles aussi, au rendez-vous. MIOZAN pond douze compositions impeccablement balancées et interprétées où on retrouve tous les éléments nécessaires pour proposer un album ultra-efficace. Sauf que MIOZAN traine les mêmes problèmes qu'à l'époque. Le groupe est toujours originaire de son Allemagne natale ce qui le handicape par rapport à une formation qui jouerait les mêmes compos tout en affichant un triomphal logo « NY » et reste dans l'ombre de cette scène légendaire qui l'inspire. Pour ces raisons, MIOZAN est voué à être le deuxième nom de l'affiche, l 'européen qui ouvre pour l'américain, alors qu'il n'a portant pas à rougir de son Surrender Denied.
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