En effet, BLACK ROYAL renoue avec ses racines païennes et se replonge dans la mythologie nordique pour écrire Firebride. L'Eglise et le christianisme colonisateur sont clairement sur le banc des accusés. Ce qui inspire plutôt bien les Finlandais originaires de Tampere.
L'album est puissant. La hargne qui se dégage des compositions est viscérale. BLACK ROYAL donne l'impression de vouloir en découdre avec cette culture qui a pris le contrôle d'une civilisation qui n'avait pas besoin qu'on lui dicte ses lois.
Le Sludge des Finlandais est moderne. Les compositions dynamiques sont caractérisées par un Groove implacable. Pagan Saviour est l'exemple type de la composition que l'on peut s'écouter en boucle inlassablement. Enregistré en prise live dans un tout petit studio perdu au milieu de nulle part, le titre est choisi à raison comme premier single pour promotionner l'album.
Evidemment avec un tel titre, BLACK ROYAL pourrait laisser entendre en penchant folklorique rebutant. Il n'en est rien. Les compositions sont toutes sérieuses et empruntes d'une ambiance noire qui tire encore sa source dans un reliquat Death lorgnant aussi vers quelques incursions Black Metal.
BLACK ROYAL n'hésite pas à envoyer du lourd et du dur. Gods Of War est l'autre titre phare d'un album qui n'a pour faille qu'une ou deux compositions de trop peu.
Deux ans après son premier album, le groupe se hisse en haut du panier. Firebride permet à BLACK ROYAL de passer du statut de groupe potentiellement intéressant à la formation qui faut impérativement surveiller cette année.