The Sign Of Spiritual Delusion a été enregistré à Moscou et Saint-Petersbourg avant d’être finalisé à Toulouse et à Poitiers. L’artwork de ce disque de Blackened Hard-Core a été confié à DEHN SORA. Notez également que la première vidéo (The Battle Of The Weak), tirée des 7 plages qui composent ce premier album, est attribuée à Stefaan Temmerman, qui signe régulièrement des visuels pour AMENRA.
Avec ces quelques références, le décorum de CROSS BRINGER commence à être planté. De très bonne facture, ce premier album est à rapprocher de ce que nous proposent déjà WIEGEDOODet OATHBREAKER.
On retrouve la puissance extrême du Black Metal que WIEGEDOODa su pousser dans ses derniers retranchements et ces atmosphères que OATHBREAKERavait réussi à imposer. Ce Black Metal est tout aussi brutal qu’esthétique, à l’instar de son artwork.
Il est vrai que la première écoute laisse peu de place à la distanciation. Malgré ses nappes introductives ou reprises plus loin, The Sign Of Spiritual Delusion se prend de plein fouet. Progressivement, cette excessivité met à mal la personnalisation de CROSS BRINGER et le rapprochement avec le travail de WIEGEDOODdevient flagrant pour un temps.
Pourtant, au fur et à mesure des écoutes, l’album des Belgo-Russes finit par s’imposer. Toujours exténuant, CROSS BRINGER parvient toutefois à s’ouvrir. Sa personnalité se décèle lentement derrière cette outrance dérangeante.
Avec tant débauche sonore et rythmique, CROSS BRINGER bénéficie de l’effet Kiss Cool. Il est d’abord difficile de ne pas reconnaitre le jeu rapide et précis de la formation. D’entendre cette puissance dédiée à un effet immédiat. Puis de découvrir que The Sign Of Spiritual Delusion cache en-dessous de ces évidences, un style plus fourni et détaillé qu’il n’y paraissait. Ce double plaisir procure une longévité surprenante à ce premier album qui dépasse le statut de simple défouloir avant le suivant.


