Quelque part c’est effectivement le cas, l’approche de The Lurking Fear se voulant clairement plus directe. Mais Death, Madness, Horror, Decay réussit à élever le niveau d’un cran par rapport à son prédécesseur, ce qui rend au passage son écoute très complémentaire d’un Nightmare of Being. Certes on reconnaît évidemment le chant de Tomas Lindberg, qui change assez peu de son registre habituel, mais ces mélodies abrasives et macabres font plus qu’habiller le Death old school des Suédois. Principalement constitué de compos dans l’ensemble assez courtes, l’album distille une ambiance tendue, au bord de la rupture, et au service d’un contenu bien plus profond qu’il n’y parait et complété par quelques invités (comme Chris Reifert des vénérables Autopsy) qui viennent apporter leur touche à la palette très noir et blanc qui se dégage de l’ensemble.
Mais là où Out Of The Voiceless Grave pouvait parfois apparaître comme un peu décousu, chaque membre semblant apporter sa pierre à l’édifice, Death, Madness, Horror, Decay s’apparente beaucoup plus à un effort collaboratif, et en ressort plus fort. Affirmant sa sombre thématique cosmique et donnant une véritable identité au groupe, il réussit son pari en permettant à ce qui ne reste pour le moment qu’un side project de se faire une véritable place sur cette scène Death toujours surpeuplée tout en montrant qu’il est possible de la moderniser quelque peu.
Ainsi, alors qu’At The Gates s’écarte de plus en plus du schéma melodeath typique, The Lurking Fear permet à ses membres de s’adonner à un Death plus direct, pas forcément plus sombre mais aux respirations différentes. Une belle intention, joliment confirmée
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