Les deux frères possèdent un bagage classique qui les a déjà servi sur leurs deux précédents disques, Rien Ne nous Sera Epargné en 2018 et Rétablir l'Eternité en 2020. Mais avec L'Orchaostre, WuW va plus loin dans cette exploitation en mettant en oeuvre 5 mouvements où un soin particulier est accordé aux transitions. Jouant avec ses riffs de guitares et ses atmosphères synthétiques, son Post-Metal instrumental se situe entre l'alambique de YEAR OF NO LIGHT et le poids de OMEGA MASSIF.
De l'album ressort également une ambiance déshumanisée. Pas spécialement froide ni dépourvue d'émotion mais WuW éveille une impression visuelle de désert urbain et bétonné. Si l'album n'est pas d'une noirceur absolue, il ne transpire ni l'espoir ni le désespoir. Lumineux mais avec cette impression d'abandon.
Là où d'autres dans le Post-Metal tentent de rassembler et de faire communier, L'Orchaostre nous laisse face à la solitude. Une impression étrange et différente de celles auxquelles nous sommes habitué.e.s dans ce registre. Du coup, le disque interpelle et séduit plus par cette singularité impressive que par sa forme orchestrale non dénuée d'intérêt pourtant.
WuW
Omega Massif