De son Desert-Rock-Stoner, GODSLEEP avait conservé sa touche Heavy, Psyché et Fuzzy entre son premier et son deuxième album. Pour Lies To Survive, le groupe originaire d'Athènes a décidé de pousser plus loin ses éléments Noise et Punk.
Doit-on en conclure que Amie Markis, qu'on sent bien nerveuse, se forge plus largement sa place ? Peut-être.
Le début de ce troisième album annonce clairement un virage énergique et réveillé comme le démontre Booster et Pots Of Hell. A l'instar de cette première plage d'ailleurs, on note de suite que GODSLEEP a aussi envie de nous surprendre et de sortir de sa zone de confort.
Bien évidemment, c'est déstabilisant. Après un changement de chanteur et la création d'une nouvelle identité, la formation grecque a fait émerger des attentes qu'elle prend à contre-pieds, obligeant son auditorat à s'adapter une nouvelle fois. On retrouve certaines marques malgré tout comme sur Saturday et ses mélodies chaleureuses. On son single Cracks.
Une fois cette transition intégrée, Lies To Survive finit par plaire pour son identité propre même si l'album possède cette fâcheuse tendance à s'éparpiller un peu. Pris comme un tout, l'ensemble manque un peu de cohérence. Additionné, chaque élément suscite par contre un intérêt pour sa diversité et son refus à s'enfermer dans un carcan trop étriqué.
A l'écoute de Lies To Survive, GODSLEEP laisse deviner qu'il pourrait nous emmener dans de nombreuses sphères, s'y sentir à l'aise et performant.

GodSleep