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Interview 12-08-2026 par Priscilla 7 min de lecture

Hope as a Weapon

''On a une vraie identité visuelle et sonore, et un show construit''

Vendredi 7 août, nous avons eu l'opportunité d'interviewer Hope as a Weapon, quelques minutes après leur passage sur la Morgue de l'Alcatraz Festival.

Comment s'est passé votre concert ?

Max (chant) :
Vraiment très bien. Quand je suis arrivé sur scène et que j'ai vu que la Morgue était quasi remplie, je me suis dit : waw ! Puis l'adrénaline a pris le dessus et s'est avérée très positive.

Vous aviez vos fans de la première heure qui étaient sur place depuis un moment !

Lionel (guitare) : On a un petit fan club c'est vrai ! (rires) Voir la tente remplie comme ça, ça nous a boosté. Je pense que c'est notre plus gros concert depuis le début.

Vous avez atterri ici à Alcatraz grâce à un tremplin, mais c'est pas le premier que vous avez gagné !

Lionel :
Je suis pas super fan du concept de concours dans la musique mais on prend ce qu'il y a à prendre et sur quatre tremplins, on en a gagné trois quand même ! Durbuy, ça a été la première grosse claque. C'était notre troisième concert !
KaNa (batterie) : On a eu le Metal Kombat en France aussi où on s'est dit : cool, on est en demi puis, waw, on est en finale ! Et puis on a gagné et on a été sélectionné par deux festivals et une salle. On était sur le cul, vraiment ! Enfin, à l'Alcatraz Bash, dés le début, on était surpris d'avancer comme ça. On s'y attendait vraiment pas de nouveau.

Selon vous, qu'est-ce-qui fait la différence par rapport aux autres ?

Lionel :
Je pense qu'on a des atouts en termes de lore, d'identité, de ce qu'on dégage sur scène... On a une vraie identité visuelle, sonore. Il y a un show construit.
Max : Grâce à notre victoire au Durbuy Rock Festival, on avait gagné aussi la chance de travailler avec une coach scénique, et elle a mis en place des tableaux pendant le show, pour voir qui se place où, etc. ça a beaucoup aidé je pense.

Justement, pourriez-vous revenir sur la genèse du projet et ce qui vous a amené jusqu'ici ? Avant HAAW, vous formiez Beyond Horizons. Qu'est-ce-qui n'a pas marché avec ce groupe qui fonctionne aujourd'hui ?

KaNa : C'est une question intéressante ça.
Max : On était Max, Lio et moi dans Beyond Horizons et on a rencontré des difficultés à trouver notre identité musicale et commune. On a finalement splitté et on a voulu repartir avec Lio sur des apprentissages qu'on avait déjà commencé pour en faire quelque chose de plus assumé et cohérent. Une fois qu'on a eu quelque chose de stable, on a commencé à chercher de nouveaux musiciens. Maintenant, on est 4, avec Laurent et KaNa. Ils ont pu ajouter leur patte avec cohérence.



Au niveau du message, vous souhaitez véhiculer quelque chose de très positif, déjà dans le nom du groupe. C'est nécessaire à l'heure d'aujourd'hui de le faire ?

Max :
Au delà des choses qui se passent dans le monde, beaucoup de choses sont négatives : dans les médias, on ne voit que ça. C'est pas facile à vivre, pour tout le monde. J'avais toujours envie de mettre une pointe d'espoir quelque part. La vie est remplie de choses éprouvantes et si nous, on continue à faire ce qu'on fait, c'est qu'il peut y avoir du positif.

Au niveau du processus de création, comment vous vous positionnez sur l'intérêt de produire un album à l'heure actuelle ?

Lionel :
Il faut pouvoir s'adapter. Les choses vont vite mais si tu t'adaptes, tu as toujours des choses à raconter. Il faut rester en lien avec soi-même.
Max : A quel point un album est vendable, c'est un vrai débat. Nous, ça nous arrange bien de faire des EP's parce que ça nous permet de sortir quelques singles, mais on n'a pas encore l'ampleur nécessaire pour vraiment créer une histoire comme un long-métrage. Pour l'instant, ce sont plusieurs courts-métrages et ça fonctionne bien. On a déjà quelques idées pour la suite.
Lionel : Il y a de l'ambition en tout cas.

Votre ambition, c'est de grandir, j'imagine. Mais vous ne trouvez pas que ça va super vite pour le moment ?

KaNa : J'ai rejoint le groupe et c'est parti directement à une vitesse folle. On voulait sortir un single, faire notre premier concert puis tout s'est enchaîné. J'ai eu plusieurs groupes quand j'étais jeune, j'ai toujours voulu faire ça de ma vie. En rentrant dans HAAW, j'ai remarqué que le travail était largement sous-estimé. Il y a aussi des coups de chance, mais on travaille vraiment beaucoup.



Au niveau de la création, comment vous fonctionnez ?

Lionel :
Max gère la producton globale, moi je riffe plutôt. Ca donne un canevas puis on travaille ensemble. Chacun apporte sa touche par la suite.
KaNa : On a des univers différents mais qui se rejoignent donc ça fonctionne bien.

Vous avez une DA aussi rétro-futuriste, qui sort un peu du cadre musical. Quelles sont vos influences de ce point de vue-là ?

Lionel :
Moi je suis caméraman avant d'être musicien. J'ai appris l'image, j'ai regardé beaucoup de films et on s'est pas mal inspirés de l'univers de la série Dark par exemple, de Dune pour le côté post-apo,... Mais je voulais quand même qu'on ne fonce pas tête baissée dans cet univers, je voulais que ce soit crédible. Je voulais pas tomber dans la science-fiction mais des univers comme ceux-là restent ancrés dans l'humain et des concepts plus réalistes.
KaNa : On échange avec des artistes aussi, notamment pour les visuels, et ça nous inspire beaucoup aussi pour les lyrics par exemple.

Vous prévoyez donc un nouvel EP. Cet univers y sera encore plus poussé ?

Max :
C'est en cours en tout cas. On part sur un autre type de visuel. Le premier (Mannazium) c'était plutôt en 3D, mettant en avant le ''Seeker'', notre personnage principal. Ici, pour la suite, on est parti sur des peintures. La poésie va avec, on relie les peintures aux chansons, etc. Une histoire va se dessiner. On sait ce qu'on a écrit mais on a hâte que les gens puissent aller plus loin pour comprendre.

En attendant la sortie de votre deuxième EP, Odysseus, vous misez surtout sur les concerts ?

Lionel :
On a quelques dates qui arrivent, en France notamment via le Metal Kombat. On joue à Maasmechelen en septembre au Ragnarok aussi. Puis on joue en support de Nemode, et à la Guerre des Gaules.
KaNa : Un groupe flamand, Insolitus, nous a aussi proposé de jouer avec eux pour leur release fin d'année.



Donc, vous avez quelques opportunités en Flandres. C'est quelque chose qui n'est pas toujours très facile à obtenir. Comment ça se passe ?

Lionel :
Je pense que l'Alcatraz Bash nous a ouvert des portes et ça faisait un petit temps qu'on pensait que la Flandre serait intéressante pour nous.
Max : Je pense que le Bash a cassé cette barrière entre nous et la Flandre. Ca a ouvert une frontière et ça nous a permis d'être repéré par d'autres promoteurs, d'autres groupes etc. On a d'ailleurs été bookés par LSAgency, ce qui n'est pas négligeable. Cette fois, on n'a pas du gagner quelque chose pour qu'on nous repère ! C'est vraiment venu à nous comme ça.
KaNa : Aujourd'hui on peut dire qu'on est bookés partout en Belgique et ça fait vraiment plaisir. On peut s'expatrier aussi au Luxembourg avec DRF et aux Pays-Bas avec LS.

En tant que personnes, vous, vous avez un rêve en particulier ?

KaNa :
Je suis extrêmement fan de Landmvrks. J'adorerais ouvrir pour eux, des groupes similaires et peut-être prendre leur place petit à petit sur les affiches.
Max : J'ai une bucketlist : pouvoir vivre de la musique, faire une tournée en tourbus et faire une date devant 10 000 personnes.

Retrouvez les photos de leur concert ici : http://www.shootmeagain.com/photos/10103_hopeasaweapon_courtrai_07-08-2026

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