Reportage

Within Destruction surprend la JC Bouckenborgh

Anvers (JC Bouckenborgh), le 14-10-2022

Mardi 25 octobre 2022



Il arrive fréquemment que des groupes évoluent et changent de style durant leur carrière. Certains y arrivent avec brio comme Blood Youth
Blood Youth


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, d’autres suivent un parcours mitigé à l’instar de Bring Me The Horizon
Bring Me The Horizon


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et bien évidemment, il y a des accidents sur le chemin comme Asking Alexandria
Asking Alexandria


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. Tôt ou tard, chaque formation est amenée à se transformer car les musiciens, eux-mêmes, changent et explorent de nouveaux horizons. Les Slovènes de Within Destruction
Within Destruction


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n’y échappent pas. En effet, le groupe a d’abord commencé par proposer un Slamming Deathcore ravageur sur ses 3 premiers albums. Ensuite, Yokai, sorti en 2020, a élargi les influences des compositions avec des éléments électroniques et un son plus massif proche de ce qu’on pourrait décrire comme du Nu Deathcore. Nous voilà maintenant deux ans plus tard avec un nouvel album nommé Lotus. Ce dernier est globalement dans la même veine que son prédécesseur mais va encore plus loin avec l’ajout de refrains en chant clair davantage Metalcore. C’est justement pour défendre ce dernier sur scène que Within Destruction
Within Destruction


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nous donne rendez-vous dans la petite JC Bouckenborgh à Anvers.

Normalement prévue pour le mois de septembre 2021 avec Signs of the Swarm
Signs of the Swarm


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, Bodysnatcher
Bodysnatcher


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et Scourge
Scourge


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en première partie ; la tournée s’est vu reprogrammer pour l’automne 2022 à cause des mesures sanitaires. La tête d’affiche du jour ayant changé de style, il est donc cohérent de retrouver des groupes plus en adéquation avec les nouvelles sonorités. C’est ainsi que nous aurons droit aux Ukrainiens de Space of Variations
Space of Variations


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(qui remplacent Ghost Iris
Ghost Iris


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), aux Anglais de Bound in Fear
Bound in Fear


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et aux Australiens de Earth Caller
Earth Caller


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. Un panel diversifié et mondial que j’ai déjà hâte de retrouver.

Les hostilités commencent à l’heure avec Earth Caller
Earth Caller


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accompagné de Misstiq. Cette dernière, que les fans de Metalcore et surtout de Deathcore connaissent bien notamment grâce à sa participation à d’innombrables arrangements symphoniques pour tout un tas de groupes (Angelmaker
Angelmaker


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, Exorcised Gods
Exorcised Gods


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, When Plagues Collide
When Plagues Collide


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, etc.), a rejoint le navire au début de l’année. En effet, à la base prévue pour une seule chanson, Misstiq s’est vu proposer, juste après l’enregistrement, une place en tant que membre permanent dans Earth Caller
Earth Caller


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. C’est tout naturellement qu’elle a accepté. De son côté, le groupe australien ne nourrit pas une popularité aussi importante. Sortant des albums et des EP passés relativement inaperçus dans nos contrées. L’écart de succès entre les deux parties de la collaboration est convenu, à tel point que même sur le flyer de l’évènement, on retrouve le nom de la claviériste à côté de celui du groupe.

Pourtant, même avec cette petite notoriété, la salle est plus qu’à moitié vide lorsque les musiciens montent sur scène. Pour ma part, je suis bien content de voir la formation fouler pour la première fois le sol belge et plus largement le sol européen. Les chansons s’enchaînent à vite grand V. Celles-ci sont portées par le chanteur qui n’hésite pas à nous demander à plusieurs reprises de nous rapprocher. Le son, quant à lui, est plutôt mitigé. Autant les voix et surtout le piano sont audibles, autant on se demanderait presque s’il y a bien des guitares. C’est dommage. Le public ne bouge pas énormément, il faut attendre « Split » et « Choke », qui clôture le set, pour enfin voir du mouvement dans le pit. Les parties de Misstiq apportent une dimension plus épique aux titres et ce fût un plus à cette prestation qui reste tout de même très bonne. Un groupe à revoir !

Normalement prévu 20 minutes plus tard, Bound in Fear
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commence son concert avec une dizaine de minutes de retard à cause de problèmes techniques. Une chose est sûre, si vous êtes fan de lourdeur auditive, il ne fallait pas rater cette prestation. En effet, jouant dans la cour du Downtempo, les Anglais assènent des gros riffs plus écrasant les uns que les autres avec une violence qu’on apprécie. Malheureusement, ces moments sont justement les seuls pendant lesquels on peut reconnaitre les guitares dans le mix. Le reste du temps, elles sont perdues dans une bouillie avec la batterie. Ce problème sonore est rectifié au fur-et-à-mesure du concert, bien que le rendu final n’est pas de tout reproche. Les breaks s’enchaînent comme des petits pains, pourtant, les spectateurs ont un peu du mal à bouger. Ben Mason (le frontman) en voyant ce pit amorphe, décide de rejoindre la fosse et d’user de ses bras pour amorcer le combat. A l’image du public, j’ai un peu du mal à rentrer dans la prestation. Cela s’explique car déjà en version studio, je n’accroche pas à la musique du groupe (bien que je sois fan de Downtempo) et je la trouve un peu répétitive, même pour le genre. N’étant pas très emballé, je dois bien reconnaître être l’un des seuls car les autres personnes dans la salle se sont réveillées et ont eu l’air conquis à la fin du set. Une mission donc remplie pour un début de concert compliqué.

Le prochain groupe sur la liste est Space of Variations
Space of Variations


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et leur Metalcore teinté de touches électroniques. Je dois bien avouer qu’avant qu’ils ne soient ajoutés à l’affiche, je n’avais jamais entendu parler des Ukrainiens. Je me suis donc empressé d’aller écouter leur dernier album Imago paru quelques semaines plus tôt. Et, il faut dire qu’après une première écoute, ça ne m’a pas vraiment enthousiasmé. Je me place donc devant la scène sans aucune attente. Dû au retard occasionné par Bound in Fear
Bound in Fear


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, les Ukrainiens débutent leur set avec quelques minutes de retard. Néanmoins, je ne peux que féliciter la rapidité avec laquelle ils ont réussi à tout installer et de fait, légèrement revenir sur l’horaire initial. Directement, je remarque que le son est bien meilleur, même si on entend peu le guitariste quand il chante. Le frontman, de son côté, est assez charismatique et essaye de chauffer le public comme il le peut. Cette mission est plutôt compliquée de prime abord car personne n’a l’air de les connaître. Je suis moi-même surpris de voir qu’au début, beaucoup de spectateurs sont restés dehors.

Les absents ont toujours tort comme on dit car Space of Variations
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propose un show carré avec des chansons qui passent vachement mieux en live qu’en studio. L’énergie déployée sur scène est communicative, bien que personne ne bouge réellement. Le guitariste puis le chanteur viennent bousculer les fans dans la fosse, ce qui permet de réveiller tout le monde (à croire que c’est la technique qui marche le mieux). La chanson « Imago » est sans conteste le gros tube du groupe et me permet de chanter les bribes de phrases que j’ai retenues. A quelques morceaux de la fin, le chanteur prend la parole afin de nous parler de sujets qui le touchent, notamment les horreurs qui se déroulent actuellement chez lui en Ukraine. Puis aussi pour nous dire qu’il est important de montrer l’amour que l’on a pour les personnes que l’on aime (nous invitant même à envoyer un message tout de suite). Ce moment clé du concert se déroule dans un silence total, une marque de respect du public qui applaudit une fois le speech terminé. Une chouette prestation dans son ensemble d’un groupe pour lequel, je dois impérativement donner une seconde chance.

Nous arrivons enfin au clou du spectacle et on monte directement d’un niveau en termes de popularité. En effet, tout le public est déjà derrière les Slovènes avant même qu’ils ne montent sur scène. Cela se voit, entre autres, avec le nombre de personnes portant un t-shirt à l’effigie du groupe. Within Destruction
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vient donc nous présenter son nouvel album Lotus et quoi de mieux pour commencer le concert que le titre éponyme qui sert aussi d’ouverture à l’album. Un choix plutôt classique mais tout de même diablement efficace. Dès les premiers riffs, toute la petite salle se met à headbanger instinctivement. Sur les douze chansons qui sont jouées, deux tiers sont issues de Lotus. Un ratio qui peut faire peur si vous espéreriez entendre les vieux titres. Pour ma part, je n’ai pas accroché directement à la première écoute des nouvelles chansons mais j’ai su en déceler leurs efficacités lors des écoutes suivantes. Une grande nouveauté dans les compositions est l’ajout de chant clair. Je me suis alors demandé si ça n’allait pas faire l’effet d’un pétard mouillé en live. Les surproductions en studio aidant, des fois, à ce que ça sonne mieux qu’en réalité. Mes craintes peuvent être écartées car les refrains passent très bien en live. Surtout car ils sont repris par le guitariste pendant que le chanteur principal scream et growl en même temps. Du coup, les refrains paraissent moins lisses et plus violents comme sur « Toxic », « Nightmare » ou encore « Scars ».

Vu l’engouement au début, je me suis dit que les fans allaient créer un pit durant tout le concert. Cependant, il faut attendre les titres ne venant pas de Lotus comme « Malevolent », « Self-Hatred » ou encore « No Way Out » pour voir le public bouger. Les plus grosses réactions arrivent lors de « Hate Me » et plus tard sur « Deathwish » qui termine le set. Je ne sais pas si c’est parce que l’album est sorti récemment mais les nouvelles chansons n’ont pas donné l’air d’être fortement appréciées. Pour ma part, j’ai passé un excellent moment avec une setlist aux petits oignons. Même si l’ambiance n’était pas la plus folle à laquelle j’ai assisté, la prestation sur scène était irréprochable et il me tarde de revoir le groupe une prochaine fois.

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AUTEUR : Maxime
Après avoir fait son stage de musicologie au sein du webzine, Maxime, fervent lecteur de chroniques, décide de prolonger l'aventure en rejoignant of...
Après avoir fait son stage de musicologie au sein du webzine, Maxime, fervent lecteur de chroniques, décide de prolonger l'aventure en rejoignant officiellement l'équipe en tant que rédacteur. Fan de breakdown et de pit bien énervé, il aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leur...
Après avoir fait son stage de musicologie au sein du webzine, Maxime, fervent lecteur de chroniques, décide de prolonger l'aventure en rejoignant officiellement l'équipe en tant que rédacteur. Fan de breakdown et de pit bien énervé, il aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes....
Après avoir fait son stage de musicologie au sein du webzine, Maxime, fervent lecteur de chroniques, décide de prolonger l'aventure en rejoignant officiellement l'équipe en tant que rédacteur. Fan de breakdown et de pit bien énervé, il aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes....
Après avoir fait son stage de musicologie au sein du webzine, Maxime, fervent lecteur de chroniques, décide de prolonger l'aventure en rejoignant officiellement l'équipe en tant que rédacteur. Fan de breakdown et de pit bien énervé, il aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes....

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