Vous connaissez le sentiment de pénétrer sur le site d’un festival après un an d’attente ? Et ben, la jouissance est encore plus grande après une interruption d’à peine trois jours.
The Ruins of Beverast * Temple * 17h45 – 18h25
Nous reprenons notre périple avec le black metal atmosphérique des allemands de The Ruins of Beverast. Bien que très apprécié dans la communauté du black metal, j’ai souvent rencontré un certain ennui en me plongeant dans leur discographie.
Cette opportunité de pouvoir entendre le projet d’Alexander Von Meilenwald en live m’a enfin permis de prendre goût à la musique expérimentale claire/obscure de The Ruins of Beverast. L’aspect vaporeux du black metal proposé est particulièrement enivrant. Avec seulement quatre titres joués, on en regreterrait presque de ne pas en avoir obtenu davantage.
Tribulation * Altar * 18h30 – 19h15

Nous changeons radicalement d’ambiance avec les vampires suédois de Tribulation venus nous distiller leur metal gothique exquis. Connu de la masse à la suite du solide The Children of the Night (2015), j’avais succombé définitivement à leur charme à l’occasion de la sortie de Down Below (2018), qui reste à mon estime leur meilleur opus à ce jour.
A l’image de Where the Gloom Becomes Sound (2021) qui m’a paru assez redondant, la prestation des dandies suédois a manqué de mordant. Les titres ont coulé sur moi, sans imprégner mon être, comme de l’eau coulerait sur un imperméable. Peut-être en attendais-je trop, il n’empêche que la déception est conséquente.
Zeal & Ardor * Temple * 19h20 – 20h20
Afin de soigner ma déception, je décide de retourner à mon point de départ qu’est la Temple pour assister à la prestation de Zeal & Ardor, le projet de black metal d’avant-garde de Manuel Gagneu. Le choix détonnant d’allier le black metal et les chants d’esclaves spirituels issus de la culture afro-américaine n’a pas manqué de faire mouche sur album, notamment avec le récent immanquable Zeal & Ardor (2022).
Mon enthousiasme est visiblement partagé au vu de la densité de la foule qui est peu commune sous la Temple. L’intensité des chants d’esclaves mêlés au black metal est reproduite à la perfection durant l’heure dévolue, avec notamment deux vocalistes incroyables accompagnant Manuel Gagneu. Tout simplement brillant, l’un des moments forts de cette édition 2022.
Whitesnake * Mainstage 1 * 20h25 – 21h40

On relâche totalement la pression avec la tournée d’adieux de Whitesnake. Ce n’est clairement pas le moment que j’attendais le plus de la journée, mais c’est l’idéal avant d’entamer la dernière ligne droite en compagnie d’Helloween et Scorpions.
Sans trop de surprise, les tubes s’enchainent dans une ambiance bon enfant, sans pour autant que le moment ne soit mémorable. David Coverdale étant conscient de ses limites vocales actuelles, il n’hésite pas à faire chanter régulièrement le foule à sa place, comme le fera Klaus Meine plus tard dans la soirée. On clôturera le moment en beauté avec le guitare hero Steve Vai qui vient se remémorer son bref passage au sein de Whitesnake sur le titre Still of the Night.
Helloween * Mainstage 2 * 21h45 – 23h00
Le power metal n’est clairement pas le genre le plus représenté ces dernières année au Hellfest et pourtant à chaque concert du genre en mainstage, la foule ne manque pas de répondre présente. La donne ne change pas avec la version moderne d’Helloween dont la nouvelle mouture a accueilli à bras ouverts le retour des membres historiques Kai Hansen et Michael Kiske il y a quelques années.
L’attente ne fût pas vaine, la prestation répondant à tous les critères du cahier des charges qu’on pouvait attendre d’eux. L’ensemble des membres est heureux d’être là et l’alchimie entre anciens et nouveaux fonctionne parfaitement. Nous avons droit à de nombreux tubes attendus, tels que Dr. Stein, Future World ou l’immanquable I Want Out. Seule légère déception, Best Time est le seul titre de leur dernier album qui sera joué. Peu importe au final, les vétérans du power metal ont livré une excellente prestation, que demander de plus ?
Scorpions * Mainstage 1 * 23h05 – 00h40

Le temps est venu de finir cette première soirée de la seconde partie du Hellfest avec le hard rock des Scorpions. La formation cristallise un certain énervement chez certains festivaliers qui leur reprochent de réaliser une tournée d’adieux qui n’en finit depuis des années, au détriment de formations plus jeune qui attendent de pouvoir bénéficier d’une place en tant que tête d’affiche. Pourtant, la densité de la foule semble démontrer que la majorité du public n’a pas finit d’apprécier les chansons légendaires des allemands.
Avec un visuel qui est loin d’être dépassé –on reviendra sur celui proposé par Guns N' Roses dans notre report de la journée du samedi, une setlist composée de 17 titres et une énergie plus qu’acceptable au vu de leur âge, Scorpions a balancé sa musique comme Hollywood produit des films. Bien que ce ne soit pas spécialement original, le divertissement s’apprécie et on ne voit pas le temps filer. Les allemands ont, à nouveau, assuré un show millimétré qui a ravi le plus grand nombre.
LIVE REPORT HELLFEST JOUR 1
LIVE REPORT HELLFEST JOUR 2
LIVE REPORT HELLFEST JOUR 3
LIVE REPORT HELLFEST JOUR 5
LIVE REPORT HELLFEST JOUR 6
Remerciements à l'organisation du Hellfest ainsi qu'à Roger Wessier et son équipe pour l'invitation.

The Ruins of Beverast
Tribulation
Zeal & Ardor
Whitesnake
Guns N' Roses