Reportage

Annihilator : Thrash dans le mille !

Nilvange (Le Gueulard), le 22-11-2016

Samedi 26 novembre 2016



Une bonne année après la sortie de son quinzième album studio (Suicide Society), Annihilator revient en Europe pour le deuxième round de sa tournée promo. Alors que les Canadiens ont déjà investi l’Atelier de Luxembourg il y a justement un an, c’est à quelques kilomètres de la frontière qu’ils viennent effectuer l’unique date française de cette tournée automnale. Les amateurs de vestes à patches ont en effet rendez-vous ce soir dans la fort sympathique salle du Gueulard + de Nilvange.

C’est à dire environ deux cent cinquante personnes, une affluence relativement moyenne mais qui permet quand-même de donner fière allure à cette soirée entamée par les Australiens de Mason. L’année dernière, d’autres Australiens (Harlott) assuraient le support d'Annihilator, dans un style Thrash de bon aloi mais guère surprenant. Ce soir encore, malgré un son un peu sec et une salle encore peu remplie, on prend un certain plaisir à écouter Mason, sans pouvoir s’empêcher de penser aux géniteurs du genre, notamment Kreator. Ca riffe sec, quelques solis bien foutus attirent l’attention (plus que la batterie relativement générique) et le chant agressif de Jimmy dynamise bien le set... malgré un micro récalcitrant qui « ne m’aime pas » dit-il. Sympathique, donc, à défaut d’être novateur, et peut-être un chouia trop long avec les quarante-cinq minutes généreusement octroyées.



Contrairement aux festivaliers présents lors de l’Alcatraz 2015 (durant lequel le set d’Annihilator tourna court), je garde un bon souvenir de la tournée donnée à la sortie de Suicide Society. Certes, le départ de Paden a cassé un peu l’équilibre du line-up du groupe, historiquement fragile, mais Jeff Waters semble avoir réussi à reconstituer un groupe soudé autour de lui et de ses nouveaux sbires. On retrouve en effet le plutôt placide Rich Hinks à la basse (qui prend même le relais au micro sur No Zone), Aaron Homma pour seconder (plutôt discrètement) Jeff à la guitare et le très jeune Fabio Alessandrini nouveau venu plutôt étincelant à la batterie (mais dont on aurait pu se passer sans peine du solo infligé en milieu de set).

Surtout, Jeff persiste à conserver le chant... avec à la clé une réussite plutôt mitigée sur les morceaux les plus difficiles tels que le Suicide Society joué en intro (après un Murder étonnamment passé sur bande), qui nous fait d'ailleurs craindre pour la suite du concert. Rien qui ne démotive le public pour autant, lui qui réserve un accueil enjoué et bruyant aux Canadiens, et soutien le groupe à force de clapping sur le classique King of the Kill.

Jeff prend ensuite la parole et démarre un numéro assez comique qui se prolongera tout au long du concert, à force d’interventions dans un français pas très assuré, de blagues, d’interactions avec le public, voire d’un peu de tout cela à la fois (''nous sommes Annihilator… Annilator… Anneulatore… Anal eater !''). Comme l’année dernière, la setlist s’avère très plaisante, évoluant au gré des meilleurs extraits de Suicide Society et des hits plus old school du groupe. Ainsi, Creepin’ Again, le mid tempo Annihilator, l’excellent No Way Out et le single Set The World on Fire (et son sample assourdissant) sont enchaînés à pleine vitesse.



Alors que l’on commence à pester contre les lights de façade qui nous aveuglent complètement, Brain Dance et son intro claire laisse place à un joli remue ménage mais montre à nouveau les limites vocales de Jeff, qui ne s’en tirait pas si mal jusque là. Peu décontenancé, il reprend alors ses facéties et introduit Chicken and Corn comme une chanson plus heavy que 5 Minutes Alone ou présente Alice In Hell comme nouvelle compo écrite la semaine dernière. Sacré Jeff ! S’étant bien mis le public dans la poche, il demande alors de l’aide pour le refrain et on se rend compte de la belle ambiance dégagée ce soir, bien plus saisissante qu’il y a un an à l’Atelier. Vient enfin le traditionnel speech sur la cocaïne avant l’excellente Second to none, durant laquelle le pit se dechaine.

Petit instant nostalgie aussi lorsque Jeff raconte la genese de Phantasmagoria, une vieillerie écrite à l’écoute de Razor et Exodus, ou lorsqu’il introduit W.T.Y.D. en se remémorant sa jeunesse sur fond d’ACDC, Van Halen et autres vielles références reniées par ses amis de l époque qui ont soit disant « grandi ». Avec une telle communication on comprend bien qu’un faux rappel serait superflu : sans oublier de remercier la salle et l’organisation, Annihilator conclut son très bon concert d’un Human Insecticide rageur.

Il se murmure que le groupe serait de retour en juin pour les festivals d’été : si on en juge par la prestation délivrée ce soir ce serait en tout cas là une fort bonne idée !

Remerciements à Damage Done et au Gueulard +


Les prochains concerts organisés par Damage Done :
27/01/2017 : Haunting the Chapel – Jour 1 @ Trinitaires, Metz (Black Bomb A, L’Esprit du Clan)
28/01/2017 : Haunting the Chapel – Jour 2 @ Trinitaires, Metz (Fleshgod Apocalypse)
01/02/2017 : Kreator + Sepultura + Soilwork + Aborted @ Bam, Metz


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