Reportage

Beach Slang : De l'indie punk à la nostalgie assumée

Bruxelles (Botanique ), le 27-01-2017

Mardi 31 janvier 2017



On connaît Philadelphie comme étant l'un des foyers du jazz ou du gangsta rap, une ville immortalisée dans une chanson de Bruce Springsteen qui restera dans toutes les mémoires, cette même ville qui a vu naître Todd Rundgren ou encore Kurt Vile et ses War On Drugs. Et que personne ne vienne nous parler de fromage blanc (ça ne compte pas…) ! Arrivés tout droit de la mégapole de Pennsylvanie, les doux punk rockers de Beach Slang sont, eux aussi, bien décidés à se faire connaître. Venus défendre « A Loud Bash of Teenage Feelings » sorti en septembre dernier, ils ont foulé la plus petite scène du Bota, le Witloof Bar, distillant au passage leur punk aux sensibilités pop aux quelques afficionados qui se trouvaient là…

Le groupe, qui a connu pas mal de remaniements en cette année 2016, se compose désormais des deux membres fondateurs que sont James Alex (chant/guitare) et Ed McNulty (basse) ainsi que du batteur Cully Symington et de la guitariste Aurore Ounjian. Auteur d’un premier album particulièrement réussi (« The Things We Do to Find People Who Feel Like Us » en 2015), Beach Slang ne s’arrêtait pas en si bon chemin et, loin de vouloir s’économiser, balançait l’année suivante son dernier disque cité plus haut.

C’est sur le coup de 20h en ce début de week-end que le groupe monte sur la petite estrade de la magnifique salle voûtée et notre attention est instantanément attirée par le leader James Alex. Ce dernier est vêtu d'une veste de velours ornée de pin’s représentant ses héros musicaux, d'une chemise froissée et d'un nœud papillon surdimensionné, une sorte de dandy quadra aux cheveux bouclés et au look d’ado. « Hi, we’re Beach Slang and we’re here to punch you right in the heart ! » annonce-t- il après avoir terminé Noisy Heaven, un sautillant premier morceau. Beach Slang conjugue des éléments que l’on pourrait retrouver dans la musique de Jawbreaker ou The Gaslight Anthem et la comparaison avec The Replacements est plus qu’évidente. Du punk rock, certes joué pied au plancher, mais avec une certaine retenue, un côté « propret » et « bien élevé » dans la manière de jouer. Et l’on sent à travers les paroles de leurs chansons, l’esprit adolescent qui les anime, parlant volontiers des déboires de jeunesse et des galères passées. Il est clair que ce soir, les guitares ne seront pas fracassées comme à l’époque de The Clash mais l’énergie déployée par le quatuor est bien communicative et dans l’excitation du moment, James Alex, impatient d’en découdre, en oublie presque sa guitariste partie se désaltérer en attaquant l’urgent Kids. Par moment, il n’est pas toujours évident de distinguer les mélodies dans ce brouhaha de riffs fuzzy à l’extrême et les morceaux sont assez similaires sur la durée du set ce qui n’empêche pas James Alex de se la jouer ‘Pete Townsend’ en reproduisant le fameux geste du guitariste des Who, le windmill, sur un morceau bien rock’n’roll et punk à souhait (Throwaways).

« Voici une chanson que vous connaissez certainement ! ». A la surprise générale, les premiers accords du Boys Don’t Cry de The Cure sont entamés et le public ne tarde pas à exprimer son engouement. Nous aurons encore droit à une reprise millimétrée de Where Is My Mind? des Pixies quelques instants plus tard après un Hot Tramps bien agressif où Alex saute dans tous les sens et un Bad Art & Weirdo Ideas aux accords 80’s. Le groupe nous quitte au bout d’une heure avec Punk Or Lust aux chœurs glorieux et Young & Alive rappelant à qui l’aurait oublié que le rock’n’roll reste l’élixir de jeunesse ultime ! Puisse-t-il avoir raison…

Remerciements au Botanique
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AUTEUR : Panda
Mordu de concerts depuis de nombreuses années, Panda aime écumer les salles, clubs et festivals de tout le pays. Bibliothécaire-documentaliste, pas...
Mordu de concerts depuis de nombreuses années, Panda aime écumer les salles, clubs et festivals de tout le pays. Bibliothécaire-documentaliste, passionné d'Histoire, de théâtre et de football, il est très (voire trop) éclectique dans ses goûts musicaux (métal/rock mais aussi pop, folk, new wave, électro). Il a rejoint l'équipe de SMA en...
Mordu de concerts depuis de nombreuses années, Panda aime écumer les salles, clubs et festivals de tout le pays. Bibliothécaire-documentaliste, passionné d'Histoire, de théâtre et de football, il est très (voire trop) éclectique dans ses goûts musicaux (métal/rock mais aussi pop, folk, new wave, électro). Il a rejoint l'équipe de SMA en février 2016 en tant que chroniqueur de concerts désireux de partager ses expériences live ! ...
Mordu de concerts depuis de nombreuses années, Panda aime écumer les salles, clubs et festivals de tout le pays. Bibliothécaire-documentaliste, passionné d'Histoire, de théâtre et de football, il est très (voire trop) éclectique dans ses goûts musicaux (métal/rock mais aussi pop, folk, new wave, électro). Il a rejoint l'équipe de SMA en février 2016 en tant que chroniqueur de concerts désireux de partager ses expériences live ! ...
Mordu de concerts depuis de nombreuses années, Panda aime écumer les salles, clubs et festivals de tout le pays. Bibliothécaire-documentaliste, passionné d'Histoire, de théâtre et de football, il est très (voire trop) éclectique dans ses goûts musicaux (métal/rock mais aussi pop, folk, new wave, électro). Il a rejoint l'équipe de SMA en février 2016 en tant que chroniqueur de concerts désireux de partager ses expériences live ! ...

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