Reportage

Epica et Powerwolf ou quand le Power et le Symphonique font bon ménage

Brussels (Ancienne Belgique), le 01-02-2017

Samedi 18 février 2017



Avec 15 ans au compteur, nos voisins hollandais d'Epica se sont peu à peu installés comme valeur sûre de la scène symphonique et n'ont de cesse de confirmer tout le bien que l'on peut penser d'eux, du moins lors de leurs prestations live. Abonnés à la Belgique, le band emmené par la charmante Simone Simons venait une nouvelle fois déposer ses valises dans les coulisses du rez de chaussée de l'Ancienne Belgique de Bruxelles le premier février dernier et, une fois de plus, la salle bruxelloise affichait complet plusieurs semaines avant la date du concert. En guise de cerise su le gâteau l'affiche de la soirée était complétée par les Allemands de Powerwolf, passés maîtres dans l'art du power metal festif et rassembleur, ce qui avait de quoi attirer le chaland encore un petit peu plus.



En frontman résistant à toute épreuve, le bon Atilla déballe la grosse artillerie dès les premières notes de ''Blessed & Possessed'', titre éponyme du dernier album de Powerwolf sorti l'été dernier. La sauce prend directement et le pit de l'AB bouillonne. En guise de bouchée apéritive, la cylindrée allemande ne fait pas dans la demi-mesure et enfile les morceaux tout en continuant à faire monter la température. Avec six albums en poches, Powerwolf fait parler son expérience vieille déjà de plus de dix ans et offre à l'Ancienne Belgique un moment simple, mais de qualité. Car oui, derrière tout cet artifice et ce côté amuseur se cache également une ligne musicale plus solide qui s'apprécie à sa juste valeur. Après une petite heure de show, la messe est dite et Powerwolf tire sa révérence sur l'un de ses titres les plus accrocheur: ''We Drink Your Blood''. Après quelques pogos et autres crowdsurfing, la bande à Attila repart dans les ténèbres et nous aura confirmé tout le bien que l'ont avait déjà pensé de sa dernière prestation donnée à l'occasion de l'édition 2016 du Durbuy Rock Festival.

Dans un style complètement différent, mais tout aussi efficace, place à Epica et ses désormais sept albums au compteur. Le groupe originaire du Limbourg hollandais venait nous présenter son dernier-né The Holographic Principle, sorti en septembre dernier. Et si le groupe s'écoute sans trop de difficultés sur album, il peut s'appuyer en live sur plusieurs de ses atouts, à commencer par la voix de sa chanteuse, Simone Simons et surtout sur le fabuleux jeu de guitare de son créateur, Mark Jansen (ex-After Forever). Avec un show plus que rôdé sans pour autant tomber dans aseptisée, Epica parvient à rester simple et à livrer une recette plus qu'efficace.



En commençant par deux des premiers titres de son petit dernier, Epica nous prouve directement que celui-ci tient tout à fait la route et dispose de beaux atouts pour la scène, comme en témoigne ''Edge of the Blade'' et ses passages plus que costauds. Derrière, on aura tout de même droits à quelques envolées plus lyriques dont certains se seront peut-être passés, qu'à cela ne tienne, la musique d'Epica ne se résume pas qu'à cela et heureusement! Si les amateurs de douceur se réjouiront d'entendre des titres de l’acabit de ''Storm the Sorrow'', les autres profiteront pleinement de l’enchaînement magistral composé de ''The Essence of the Silence'', ''The Obsessive Devotion'' et ''Ascension Dream State Armageddon'' dans lequel Epica dévoile son côté plus sombre, qui aura d'ailleurs notre préférence!

Après un petit retour par les coulisses, le combo hollandais nous revient pour trois morceaux supplémentaires avant de tirer sa révérence sur ''Consign To Oblivion'', titre éponyme de son deuxième opus sorti en 2005 qui marque bien le mariage parfait entre les deux visages de la musique d'Epica: le symphonique et celui, plus sombre, plus death. Bon du début à la fin, Epica aura donc renforcé son statut de pilier dans un style qui est désormais plus que le sien.

© photos: Focale 2.8
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