Reportage

Iced Earth en Terre promise

Esch-sur-Alzette (Kulturfabrik), le 13-07-2017

Vendredi 14 juillet 2017



Ambiance de fin d’année à la Kulturfabrik de Esch, puisque le concert de ce soir clôture la saison 2016-2017. Un vrai feu d’artifice final en fait, puisque ce sont Mike Portnoy’s Shattered Fortress, Death Angel et maintenant Iced Earth qui se seront succédés sur la scène de la Kufa depuis début juillet. Juste pourra-t-on déplorer malheureusement une affluence relativement faible pour chacun de ces concerts.

Une fois n’est pas coutume, deux groupes locaux sont proposés en ouverture ce soir. Mon arrivée tardive me fait cependant rater l’intégralité du set de Elysian Gates (et je m’en excuse auprès du groupe) et c’est donc Sleepers’ Guilt qui me servira l’apéritif ce soir. J’avais déjà eu l’occasion de voir ces Luxembourgeois ouvrir pour un « gros » groupe il y a un an à la Rockhal (Amon Amarth), mais autant dire tout de suite que je me rappellerai bien davantage du show de cette année ! Technique et très mélodique, le style de Sleepers’ Guilt regarde clairement au Nord et fait place nette aux harmonies, tout en contraste avec les growls de Schaul. Le niveau technique affiché par le groupe se situe même au-dessus de la moyenne du genre et fait montre d’une certaine volonté à travailler des compos clairement basées sur du Death mélodique, mais auquel on aurait insufflé un supplément technique (leads et solo sont très réussis). Dommage cependant que la fin du set ne dévoile une facture plus classique et que le chant, manquant de variété, finisse par lasser un peu (la loi du genre cela dit). Un concert conclut par une petit Facebook live et des « hey hey » bien mérités !



Alors que le soundcheck s’éternise et que l’on entend Stu Block s’échauffer la voix en coulisses, un petit œil au merch' permet de remarquer le caractère tout à fait collector des tshirts proposés sur cette tournée, avec de belles fautes d’orthographes à Esch-sur-Alzette, et un nom de salle erroné, sorte de fusion entre Rockhal et Kulturfabrik.
Collector je vous dis ! Enfin, l’intro de Great Heathen Army (issue du petit dernier, Incorruptible) retentit et Iced Earth peut enfin… nous agresser les oreilles !



C’est assez rare à la Kufa pour être souligné, mais ce début de set se caractérise par un son catastrophique, notamment du fait d’une batterie trop en avant et d’un mix globalement raté qui nous agresse copieusement les tympans. Au point que certaines personnes courent se réfugier à l’arrière de la salle, voire au bar ! Quel dommage, tant cette intro sied bien à un début de concert, et tant Stu Block semble vocalement en forme, notamment sur les aigus. Le manque de clarté dans la guitare lead entache aussi le pourtant très bon Burning Times, c’est bien malheureux, mais paradoxalement cela n’empêche pas Stu Block de recevoir la participation du public qu’il réclame. Un public qui s’amuse des plaisanteries du frontman, et qui ne se prive pas non plus pour scander des « Iced Earth Iced Earth » volontaires à plusieurs reprises.

Peu à peu, le son finit par s’améliorer (même si on a connu largement mieux ici) et nous permet de profiter de ces nombreuses harmonies et autres solos fédérateurs typiques d’Iced Earth, et surtout d’une setlist aux petits oignons. On retient notamment le fabuleux Pure Evil, excellente chanson écrite en 1991 et provoquant la grande satisfaction des fans historiques du groupe (ces « ho ho » repris en cœur), un Vengeance is Mine définitif, ou le classique I Die For You, dont le refrain fait évidemment mouche dans l’assistance.



Mais le dernier album, encore tout frais est quand-même représenté ce soir avec un deuxième extrait (Seven Headed Whore) que Stu décrit comme « ass kicker » (et effectivement !). Visiblement de bonne humeur (''Let's get hot and sweaty together''), Stu est en fait aussi souriant, décontracté et visiblement bien dans son concert, que ses acolytes semblent plus blasés. A ce sujet The Hunter (et ses super leads) est l’occasion d’admirer le jeu de Jake Dreyer à la guitare lead, dans le groupe depuis une bonne année seulement et que l’on aurait trop tendance à oublier au profit de l’historique Jon Schaffer.

Une fois lancé, ce concert sera définitivement passé à une vitesse folle car l’énorme Dystopia (sur lequel Stu commence quand-même à fatiguer) et le superbe Watching Over Me viennent déjà clôturer les débats. Pour cette dernière, Stu réclame au public « sa plus belle voix » afin de célébrer comme il se doit cette chanson écrite par Jon Schaffer après le décès d’un proche, en moto. Le public s’exécute de la plus belle façon, et même a capella : soit un fort joli moment pour clôturer ce concert de Heavy Metal, un genre malheureusement trop rare dans la région et que l’on espère retrouver bientôt, au même titre qu’Iced Earth d’ailleurs…

Remerciements à la Kulturfabrik
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