ASIAN DUB FOUNDATION a voulu délaisser quelque peu les sonorités originaires des Clubs pour se retrouver avec ses racines plus engagées et moins dansantes du punk. L’idée n’était pas mauvaise en soit surtout que le groupe tenait à garder et mixer ses influences culturelles. Le titre de l’album est d’ailleurs la contraction du mot Punk et de la culture Banghra, telle une annonce ouverte de cette fusion recherchée.
En s’éloignant donc du Grime et du Dupstep des rues, ASIAN DUB FOUNDATION a perdu de sa puissance sonore. Le groupe aurait très bien pu compenser par une énergie plus punk mais à quelques très rares exceptions (Superpower, Living Under The Radar), il n’y est pas parvenu. Même l’arrivée de Al Rumjen (ex KING PRAWN) et de son savoir-faire métissé ne parviennent pas à faire décoller l’album qui stagne dans la moyenne.
Déçu par ce retour, on n’évitera quand même de reléguer le groupe aux oubliettes trop vite car ce dernier à encore de la verve et du propos. L’espoir de revoir ASIAN DUB FOUNDATION en force n’est pas complètement dissipé. Mais ce ne sera pas cette fois-ci…
Le groupe reprend aussi No Fun de IGGY POP où l’iguane est d’ailleurs invité. Une reprise qui trahit les faiblesses de l’album come-back. A grands renforts d’histoires, on n’hésite pas à miser sur ce titre comme sur un sauveur, et on nous explique que IGGY POP fut tellement emballé par la maquette, qu’il en commit un excès de vitesse emporté par les qualités exceptionnelles du morceau. Une exagération commerciale évidemment même si No Fun reste le titre qui s’en sort le mieux en matière de Punkara.

