La recette initiale du groupe reste inchangée mais son interprétation est plus lourde et sauvage. Le groupe associe toujours autant des influences tirées d’une scène Hard Core à des émotions et des touches plus pop. Le double chant clair et crié est bien présent mais c’est la bestialité de ce dernier qui l’emporte.
La mélancolie qui caractérisait le groupe est elle aussi encore palpable sur Don’t Shoot, Let Us Burn mais elle s’accompagne d’une colère non dissimulée et non retenue. L’album est puissant et à son écoute, on a du mal à se rappeler les moments d’accalmie que le groupe nous offrait précédemment. The Island Of The Blessed vient toutefois en fin de parcours nous remémorer ses moments tristes et dès lors le bout de l’album s’adoucit quelque peu… on retrouve un THE SPIRIT THAT THE GUIDES US qui s’ouvre à nouveau à une certaine introspection comme à ses débuts.
Don’t Shoot, Let Us Burn n’offre pas la vision la plus positive sur l’être humain et son existence mais cet album est le plus abouti du groupe. S’il s’avère moins accessible et plus abrupt d’approche, ses tensions farouches et intimidantes sont les plus réussies.
