Fait de chants, de guitares répétitives, à la fois fragiles et trempées dans la noise et d’une boîte à rythmes, KEIKI pousse la chansonnette et nous raconte des histoires d’homosexualité entre une souris et un dragon, l’amour d’un boucher pour une prostituée, un hommage aux films japonnais de Shinya Tsukamoto ou la vie de la mère d’Andy Warhol…
Grâce à son étrangeté, son décalage, KEIKI s’inscrit bien dans la lignée, héritière de BLACK SABBATH. Possédé et malsain, bizarre et dérangé, le duo belge parvient à recréer un climax, une aura similaire à celle qui se dégageait du groupe de Monsieur Iommi. Question sonorité, évidemment KEIKI a développé son propre son. À l’exception de Vital qui vient rappeler la lourdeur et le son de guitare angoissant du groupe légendaire, KEIKI explore une version sonore plus légère et bricolée.
KEIKI, c’est un peu comme si PJ HARVEY était possédée par l’âme de BLACK SABBATH. Waltham Holy Cross est le deuxième album de Satanic Pop, comme l’a défini le groupe judicieusement. Un album séduisant pour qui entrera dans l’univers du duo.

Keiki
Black Sabbath
