En se plaçant à la jonction de différents genres pachydermiques, BISON B.C. s’engouffre malgré tout sur une voie large comme une autoroute tracée par des prédécesseurs bien inspirés comme HIGH ON FIRE, KYLESA, BLACK TUSK, BLACK COBRA ou les deux déjà mentionnés. Profitant donc de ce chemin tracé, certains reprocheront par conséquent aux Canadiens un certain manque d’inspiration voire une facilité du moment. Une impression qui s’en trouve renforcée par une signature chez Metal Blade Records, pas trop habitué au genre, à l’inverse de Relapse Records qui officie plus comme une référence dans le style. Soit, il n’empêche que ce Dark Ages reste un album plus qu’honorable.
On retrouve les ingrédients classiques : guitares imposantes inspirées par les 70’s, rythmique plombée à la louche, chant hurlé et barbes de bûcheron. Toutefois l’album tient la route du début à la fin. La longueur de certains titres, Stressed Elephant, Melody This Is For You ou Wendigo Pt. 3 (Let Him Burn), ne souffre d’aucun essoufflement et quand BISON B.C. insuffle des mélodies, évidemment on pense au groupe qui sort des albums rouge ou bleu.
Sans donc égaler ses maîtres et encore trop influencé par ceux-ci, le groupe de Vancouver ne joue pas en première division, il est vrai. Cependant, il est en passe de monter de catégorie si à la qualité de son travail se maintient et si il finit par y mettre une patte plus personnelle. BISON B.C. à la poubelle… surtout pas. Un espoir en réelle progression dans lequel il faut investir plutôt.

Bison B.C.
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