D’emblée le constat s’impose de lui-même, Ommatidia, ne cherche pas à révolutionner le métal contemporain, mais nous propose neuf titres d’un métal, acéré, empli d’une certaine noirceur… L’ensemble de l’album étant teinté — hanté ? — d’une indubitable et palpable amertume comme Paradise Lost en avait l’apanage en son temps… Ici, pas de place à l’allégresse… mais bien à un travail d’ambiance tout en nuance bien loin d’un métal binaire, violent et sans la moindre finesse.
Bénéficiant d’une production sans faille, cet album, véritable épure ciselée avec soins, s’apprécie sur sa longueur voire sur sa lenteur. Il est primordial de lui laisser le temps de s’épanouir afin d’atteindre sa pleine maturation, sous peine de passer à côté d’un album riche et nuancé.

