Reportage

Graspop Metal Meeting 2018 - Jour 1 : Guns N' Roses inaugure une édition record !

Dessel (Graspop Metal Meeting), le 21-06-2018

Jeudi 12 juillet 2018



On dit que les records sont faits pour être battus…mais celui-ci pourrait tenir un sacré moment : pour sa 23ème édition, le Graspop Metal Meeting a fait carton plein en écoulant la totalité de ses billets d’entrée (200.000 répartis entre les tickets combi, jour et VIP !) et ce, bien avant le lancement des hostilités prévu le jeudi 21 juin dernier. Et de record, il en était une nouvelle fois question avec cette édition au format ‘XL’ puisque ce ne sont pas trois mais quatre journées qui étaient proposées cette année, le Graspop ayant dû faire le forcing pour attirer les Guns N' Roses
Guns N' Roses


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et ainsi réaliser une version étendue de son festival.


Bref, tout ceci laissait entrevoir une surabondance de festivaliers sur la plaine de Dessel et les nombreux regards n’allaient pas tarder à se porter vers les services de sécurité renforcés dans ce contexte de menace terroriste. Fort heureusement, les résultats seront bel et bien visibles avec notamment l’utilisation de détecteurs de métaux, le placement de blocs de béton sur les routes menant au festival, une présence policière remarquée et les nombreuses fouilles pratiquées aux entrées du site. Mais malheureusement, un temps d’attente excessivement long (jusqu’à trois heures pour certains) pour à la fois récupérer son bracelet et pénétrer dans le camping va en mécontenter plus d’un en cet après-midi ensoleillé. Le festival avait pourtant pris les devants en proposant une entrée supplémentaire au camping mais cette dernière sera très peu utilisée. Difficile dès lors pour le festival d’évaluer l’heure d’arrivée des festivaliers. Une ouverture du camping la veille aurait peut-être été plus judicieuse afin de réguler le flux de visiteurs venus essentiellement pour cette unique journée mais aussi pour l’entièreté du festival. Toujours est-il que la colère et la déception des festivaliers lésés se sont rapidement propagées sur les réseaux sociaux : certains ont purement et simplement raté les concerts de l’après-midi. Sans compter un manque de place flagrant dans le camping pour lequel l’organisation a dû sortir les plans B, fort heureusement résolu le lendemain. Nul doute que le Graspop devra revoir sa copie en cas de nouvelle édition à succès à l’avenir.



Du côté de la météo, si le Graspop n’a pas toujours eu affaire à un temps clément (tout le monde a encore en mémoire une édition 2016 littéralement sous eaux), ce week-end métallique semblait se diriger vers un ciel nuageux avec de belles éclaircies mais laissait entrevoir des nuits particulièrement fraîches et humides. Le vent aura également une influence non négligeable sur la qualité du son des scènes extérieures. Nous en reparlerons en temps voulu…

Comme nous vous le disions plus haut, les foules se sont déplacées en masse pour applaudir une affiche des plus prestigieuses puisque le Graspop avait mis les petits plats dans les grands pour son édition 2018. Avec en tête de gondole, des légendes qui rameutent toujours autant les afficionados du genre (Guns N' Roses
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, …), des têtes d’affiches jeunes au succès grandissant (Volbeat
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, …), des groupes plus rares ou faisant leur première apparition lors du festival (A Perfect Circle
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, …) ainsi que toute une série de classiques et de découvertes aux étages inférieurs, c’est en toute logique que les hardos de 91 pays (encore un record !) se sont donnés rendez-vous pour la Grand Messe du Metal en Terre satanique.



Pour l’agencement de son site, le festival n’aura pas pris de risques inconsidérés proposant une formule déjà bien rôdée depuis pas mal d’années avec ses deux Main Stages, sa Jupiler Stage extérieure, son immense Marquee et son Metal Dome dont on appréciera la nouvelle décoration au style gothique. Petites nouveautés : l’entrée vers le Metal Market se fait désormais à l’extérieur du festival et l’on appréciera la présence de gradins faisant face à la Main Stage 2 et installés à proximité de la zone couverte pour permettre à ceux qui le souhaitent de laisser reposer leurs guiboles une nouvelle fois mises à rude épreuve durant ce week-end étendu.

On ne peut que regretter une nouvelle augmentation des prix des boissons/nourriture tout à fait injustifiée vu la qualité des produits proposés. Il faut désormais tabler sur pas loin de 10€ pour pouvoir s’offrir un ravier de frites sauce comprise (une chance !) et une seule boisson. Bien entendu, cela vaut pour de nombreux festivals de cette envergure et il n’est certes pas question de faire le procès du Graspop là-dessus mais quand on connait les possibilités gastronomiques dont notre pays fait souvent preuve, difficile de ne pas tiquer légèrement à la vue de la carte proposée dans ce ‘Belgian Beer’ jouxtant la MS2. Et qu’on ne vienne pas nous dire que des frites à moitié épluchées font partie des produits du terroir. D’autres festivals n’ayant pas les mêmes moyens financiers ont déjà fait leur preuve en proposant de nombreux produits locaux sans pour autant réclamer des sommes faramineuses aux festivaliers mais il ne servira à rien de polémiquer puisqu’on nous redira que ce sont les sponsors qui bénéficient du monopole. Nous tenions tout de même à le souligner.

Enfin, les fanatiques du ballon rond auront été ravis de découvrir l’installation d’un écran géant à l’entrée du camping diffusant l’intégralité des matchs de la Coupe du Monde prévus durant l’ensemble du festival. Les matchs des Diables Rouges étaient également retransmis sur le site pendant les concerts.



Place donc à une première journée du jeudi moins chargée que les trois autres puisqu’elle va principalement servir de warm-up au concert extra-large (lui aussi) des Guns N’ Roses
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sur le coup de 22h à moins que Sieur Axl Rose & Co ne montent sur scène avec le retard légendaire dont le band a souvent usé par le passé. C’est le groupe suédois Follow The Cipher
Follow The Cipher


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qui a l’immense honneur de lancer le début des festivités et d’inaugurer musicalement cette édition 2018 en investissant la Jupiler Stage. Ce combo, pour lequel le label Nuclear Blast fonde beaucoup d’espoirs, vient de sortir un premier album éponyme cette année et a été créé par Ken Kängström, bien connu dans le milieu du power metal scandinave puisqu’il a co-écrit plusieurs morceaux de Sabaton
Sabaton


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notamment. Mais dans le cas qui nous occupe, nous avons affaire à un groupe de pop metal revendiquant des influences allant des 80’s et toute la période Hair Metal au Nightwish
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des années 90 et bien sûr la fine fleur du power actuel (Amaranthe
Amaranthe


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, Delain
Delain


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, Battle Beast
Battle Beast


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et on en passe…). Des claviers et des sons électroniques à outrance donc mais qui ne battront pourtant pas leur look visuel au degré de kitschitude puisque les protagonistes débarquent sur scène affublés de costumes de pirate pour les uns ou de tenues de bikers hooligans pour les autres. La chanteuse Linda Grahn à la chevelure fuchsia nous dévoile sa puissante voix rock et mélodieuse sur le titre A Mind’s Escape, très amaranthiesque dans sa construction. Dès les premiers morceaux, le vent a déjà raison de la prestation des Nordiques en faisant systématiquement tourner le son, on en est même désolés pour eux. Avec Winterfall, on nage dans les grandes eaux glam metal et le morceau Play With Fire démontre encore un peu plus toute la profondeur instrumentale dont peut faire preuve le groupe à l’aide d’un son très power symphonique. On n’échappe pas à une reprise de Sabaton
Sabaton


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avec Carolus Rex dont les chœurs sont soutenus par les grognements du guitariste Viktor Carlsson. Ils nous quittent avec The Rising au refrain particulièrement accrocheur au terme d’un show desservi par des problèmes de son intempestifs mais qui aura pourtant fait naître un certain enthousiasme des fans du genre. Mission accomplie !



Comme il est de coutume, le jeudi au Graspop est l’occasion de mettre en lumière de nombreux groupes issus de la scène nationale et cette année le choix s’est porté sur trois heureux sélectionnés pour gravir la scène du Metal Dome estampillée Red Bull Music Stage pour l’occasion : Signs of Algorithm
Signs of Algorithm


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, Moments
Moments


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et Toxic Shock
Toxic Shock


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. C’est sur le gig du premier cité que nous nous sommes attardés cette année. On ne doute pas que l’émotion est grande chez ce jeune groupe dont les membres sont originaires des villes de Gand et Bruges. Elle est d’ailleurs perceptible assez rapidement dès leur entrée en scène tant leurs sourires en disent long sur leur état d’esprit avant de commencer ce concert. Déterminé plus que jamais, le quintet fête ce jour-là l’anniversaire de leur toute première représentation live. Un bien beau cadeau leur est donc offert. Pour ce qui est du gâteau, nous allons déguster une délicieuse part nappée de metalcore furieux pendant une petite quarantaine de minute. Avec un nom pareil, on aurait pu penser à un groupe progressif, mais il n’en est rien ! Le chanteur Frederick Vanhille, le t-shirt tâché de sang, s’avance et éructe les paroles avec véhémence et une rage étonnante : pas de doutes, c’est du deathcore pur et dur ! La bombe est ainsi lâchée et elle est prête à faire des dégâts. Avec des breakdowns saisissants, des riffs particulièrement bien ficelés, un chant corrosif à souhait et même un impressionnant wall of death, le combo a fait vaciller un public séduit et l’a emmené dans un tourbillon absolument dingue. De quoi nous donner l’envie de se pencher sur « Harbinger », unique album portant fièrement le sceau du metalcore suprême à la belge. Exquis !



Ce n’est que peu avant 16h que l’ensemble du site est enfin accessible aux festivaliers, les fanatiques des chevelus de L.A. en profitent pour courir aussi vite qu’ils le peuvent afin de rallier les barrières et avoir ainsi une chance d’être au plus près de leurs glorieuses idoles. On découvre ainsi la plaine de Dessel encore bien verte en ce début de soirée et les premiers sound checks des Main Stages se font entendre au loin…

Premiers à passer le grand oral sur l’une des deux plus grandes scènes de festival : The Pink Slips. Authentique groupe de Hard Rock provenant de la Ville des Anges, il est emmené par la sensuelle Grace McKagan… tiens tiens déjà entendu ce nom-là quelque part ? Certainement ! Puisqu’il s’agit de la fille aînée de Duff McKagan, le légendaire bassiste des Guns N' Roses
Guns N' Roses


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! Débarquant dans un élégant tailleur, la belle nous évoque instantanément la non moins sexy Debbie Harry ayant fait les grandes heures de la scène pop punk américaine des années 70 au sein de Blondie
Blondie
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. Malheureusement, le rendu est loin d’arriver à la cheville de l’icône new-yorkaise même si à première vue et surtout écoute ce punk rock moderne reste agréable à l’oreille. On sent une volonté de s’approcher d’un carcan déjà occupé par The Kills
The Kills


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mais sans la folie destructrice et urgente d’un Starcrawler
Starcrawler


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. Bref, un concert bien trop convenu que pour marquer les esprits. On gardera seulement en mémoire la chevelure frisottée du bassiste aussi jolie que Mel B des Spice Girls. Dommage…



Un bond sur la Main Stage voisine ensuite pour se souvenir que voici bientôt 30 ans que Doro Pesch fermait définitivement le chapitre Warlock afin de se consacrer pleinement à une carrière solo non sans proposer un tout dernier album (« Triumph and Agony ») en 1987. L’occasion toute trouvée afin de célébrer cet anniversaire avec un show intitulé tout simplement « Doro Pesch the voice of WARLOCK celebrating Triumph and Agony » et pour lequel le guitariste original de Warlock, Tommy Bolan, est d’ailleurs de la partie. La véritable icône du Heavy Metal allemand a prouvé depuis toutes ces années son influence majeure sur de nombreux groupes et force est de constater que ses prouesses vocales ne se sont certainement pas dissipées avec l’âge. Et c’est une nouvelle fois sur la scène du Graspop que sa présence était attendue avec impatience. Doro
Doro


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va prouver s’il fallait encore le faire qu’elle mérite son surnom de 'Metal Queen'. En passant en revue l’entièreté des trois quarts d’heure qui composent cet album mythique, la guerrière à la tignasse d’or a balancé un fameux coup aux métalleux nostalgiques dès une entrée en matière tonitruante avec Touch of Evil et I Rule The Ruins. On appréciera également le calme d’une ballade comme Für Immer et la fougue d’un Metal Tango corsé comme il se doit. La foule ne se sent évidemment plus quand arrive la touche finale avec le classique All We Are repris en chœur par toute l’assemblée. Formidable moment où l’on s’aperçoit une nouvelle fois du pouvoir rassembleur et fédérateur que procure le Heavy Metal.



C'est au tour des Amerloques de Black Stone Cherry
Black Stone Cherry


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de débarquer ensuite sur la scène jumelle. Le combo originaire du Kentucky va donner un concert énergique comme il en a l'habitude n'hésitant pas à haranguer la foule et à déverser son Hard Rock endiablé et résolument énergique avec conviction et passion. Le groupe démarre au quart de tour avec les groovy Blame It On The Boom Boom et White Trash Millionaire, deux morceaux qui ont pour effet d'en mettre déjà plein la vue au public présent. On reste à du 100 à l'heure avec le tonitruant Lonely Train et un Burnin' très rock'n'roll rappelant ZZ Top
ZZ Top


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. La voix éraillée de Chris Robertson, chapeau vissé sur la tête et t-shirt de Johnny Cash
Johnny Cash
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sur le torse, fait des merveilles et l'on s'amuse de la tenue amusante de Ben Wells avec son foulard rouge à la Renaud et sa veste noire brodée de roses rouges. Ce dernier n'hésite d'ailleurs pas à faire des allers-retours récurrents afin d'obtenir un maximum de poings levés. Changement d'ambiance en plein milieu du show avec Stir It Up du dieu du Reggae. L'ombre du Grand Bob plane sur la plaine du Graspop et quoi de mieux comme enchaînement pour poursuivre que le titre évocateur qu'est Me And Mary Jane ? L'auditoire n'en finit pas de scander le refrain et n'est pas en reste avec le morceau suivant, In My Blood, montrant pour sa part un visage beaucoup plus mélodique se terminant par le chant à capella du leader joufflu. L'enchaînement est immédiat avec le classique des classiques d'un autre dieu, celui de la guitare cette fois. Black Stone Cherry
Black Stone Cherry


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décide ainsi de mettre à l'honneur le fameux Foxy Lady de The Jimmy Hendrix Experience. Le concert prend alors des allures de grande célébration de la musique pour le plus grand plaisir du public qui se fait de plus en plus entendre. Bad Habbit va mettre définitivement tout le monde d'accord. Ce tout nouveau morceau a tous les ingrédients d'un southern rock épicé et surtout un but : tenter de remonter aux racines du blues en l'agrémentant de longs solos et de parties de guitares harmonisées. Pari réussi pour le coup. Chris Robertson profite alors de Cheaper to Drink Alone pour présenter les membres du groupe. Atmosphère légèrement planante en perspective avant de balancer une dernière salve avec Family Tree, ultime extrait du tout nouvel album éponyme. Un concert maîtrisé de long en large. C'est peu de dire que BSC aura suscité l'enthousiasme général en ce début de soirée.



Iced Earth
Iced Earth


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a toujours été un gage de garantie pour des performances solides et jouées pied au plancher. Il en sera une nouvelle fois question ici sur la scène du Graspop. La bande à John Schaffer est venue faire la promotion de son dernier effort (« Incorruptible ») et a offert un show à son image : épique et majestueux. Tout commence pourtant mal pour le chanteur Stu Block actif depuis 2011 au sein du band. Son chant est absolument inaudible durant plusieurs secondes lors de l'intro Great Heathen Army dont la déflagration sonore en décoiffe plus d'un sur le site. Le son est poussé à l'extrême et fort heureusement le second morceau, Burning Times, ramène le tout à la normale. On ne peut que fondre devant cette cavalcade de riffs aiguisés mais surtout cette performance vocale absolument prodigieuse de l'ami Stu. Et ça repart de plus belle avec Seven Headed Whore et son mix entre Slayer
Slayer


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et Kreator
Kreator


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qui en fait un morceau au thème mystique. Et si Black Flag se veut plus sombre, il n'en demeure pas moins entraînant grâce aux variations vocales prodigieuses auxquelles nous avons à faire. Quant à Dystopia, il fait désormais figure de classique ultime rapidement rejoint par un The Hunter tout aussi hargneux. La quintessence du Heavy Metal arrive avec Raven Wing, qui débute comme une magnifique ballade acoustique avant d'efficaces riffs de guitares et se termine par des chœurs dantesques. On est ébahis par la puissance qui se dégage de la scène. Le son de guitare unique que possède ce groupe est tout simplement délicieux. Watching Over Me refile la chair de poule en guise de final d'une performance admirable de la part d'un géant du genre. Avec ses 33 ans de carrière, Iced Earth
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a toujours autant la pêche !



Next on Stage : Jonathan Davis
Jonathan Davis


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. Le vociférateur aux dreadlocks éternelles de Korn
Korn


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est sans aucun doute la curiosité de cette première journée. Voici maintenant une dizaine d'années, Jonathan Davis
Jonathan Davis


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sortait un premier effort solo dans lequel il reprenait, à sa manière, certains morceaux du célèbre 'Maïs' ainsi que des compositions réalisées pour la bande originale du film ''La Reine des Damnés'' apparu sur les écrans en 2002. N'ayant jamais réitéré l'expérience depuis lors, beaucoup pensaient que les cartons de l'ami Jonathan étaient définitivement fermés. Et cette avec une réelle surprise qu'il annonçât dernièrement la confection d'un tout nouvel album (« Black Labyrinth »), sorte de version allégée de Korn
Korn


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. Et comme toute bonne promo qui se respecte, un passage par la case Graspop était des plus évidentes. Devant un back-drop sur lequel se dessinent les initiales J. D. entrecroisées, voici que débarque une tête bien connue derrière les fûts puisqu'il s'agit de Ray Luzier, le marteleur officiel de Korn
Korn


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, visiblement fidèle compagnon jusqu'au bout de la carrière de Jonathan Davis
Jonathan Davis


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. La présence d'une contrebasse et d'un violon soulèvent de multiples interrogations mais suscitent néanmoins l'excitation de retrouver le Parrain du Nu Metal bien connu de tous. On commence avec Underneath My Skin où déjà on s'aperçoit que Davis semble se trouver dans une autre dimension sur scène. Une sorte de transe l'envahit et laisse ainsi percevoir une émotion déchirante dans la performance. Malgré son statut, il est loin de s'accaparer le monopole de la scène, laissant à ses musiciens la chance de mettre leurs propres instruments à l'honneur. Avec la chanson Everyone, difficile de ne pas évoquer l'influence de Korn
Korn


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rythmiquement et vocalement représenté ce soir. Et voilà déjà le moment de reprendre une petite bouffée d'oxygène à l'aide d'un masque situé à l'arrière-scène avant d'entamer sous les sourires de la foule le morceau Forsaken de la fameuse B.O. du film à vampires. Un morceau teinté de sonorités orientales introduisant un Final Days tout aussi expérimental où l'on s'engage dans des rythmes propres aux musiques du monde. Un des points forts du show regroupant une folle variété d'instruments. Changement radical de style avec l'agressif What You Believe et ses relents électrogothiques à la Nine Inch Nails
Nine Inch Nails


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avant un retour aux anciens travaux avec Slept So Long et System, morceau interprété jadis par le défunt Chester Bennington. Walk On By accélère le tempo avant l'arrivée du tube en puissance What It Is, highlight du concert où les émotions se font à nouveau ressentir. Notre homme nous fait ses adieux au bout d'un Happiness électrique et aura prodigué une sublime et généreuse performance sur la MS1.



Où s’arrêtera Ghost
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dans son ascension fulgurante ? La question mérite d’être posée… Avec la sortie de leur nouvelle galette (« Prequelle ») au début du mois de juin, le groupe suédois a une nouvelle fois marqué les esprits en proposant des titres plus pop qu’à l’accoutumée mais toujours aussi accrocheurs. Cette recette miracle combinée à l’univers qu’on leur connaît continue donc de faire des ravages et ce n’est certainement pas pour nous déplaire. Les récents problèmes judiciaires n’ont visiblement aucunement mis en péril le projet, que du contraire même ! Comme à chaque album, le leader Tobias Forge enfile un nouveau costume. Exit Papa Emeritus III, Habemus Cardinal Copia que nous accueillons dans un tout nouveau décorum de … cathédrale bien entendu ! Toujours accompagné de ses fidèles Nameless Ghouls, le Cardinal est prêt à entamer sa Messe diabolique et en guise d’ouverture, nous avons droit aux deux premiers morceaux qui composent l’album nouveau-né et qui n’attend qu’à être baptisé : l’intro mystique Ashes rapidement suivie du titre Rats. Et déjà, les regards inquiets de la foule se tournent vers Copia dont la voix semble s’être évaporée dans les méandres de l’Esprit Infernal. Un chant absolument incompréhensible qui voit même notre leader retomber dans ses travers à savoir manquer de justesse dans bon nombre de passages. Mais l’heure est pourtant venue de lui donner l’Absolution, même si les basses continuent de marteler inlassablement les esgourdes et de couvrir sa voix. Le rythme de croisière est enfin atteint au bout du calme Ritual. L’occasion de remarquer la présence de Ghouls féminins derrière les claviers grâce à leurs masques qui les différencient de leurs homologues masculins. Les acclamations sont nourries dès l’entame de From The Pinacle To The Pit, preuve une nouvelle fois de l’engouement autour d’un tel groupe. On part sur des pistes glam-rock glissantes avec Faith pour lequel Copia pousse des growls acérés. La suite n’est qu’un enchaînement de classiques aux chœurs grégoriens aussi savoureux les uns que les autres (Cirice, Year Zero ou encore Mummy Dust). La messe prend alors des allures de club de danse 80’s avec Dance Macabre et son refrain déjà culte. Square Hammer se charge de mettre un dernier uppercut dans le crucifix avant un rappel au cours duquel Copia nous avouera que l’envie de continuer ce concert était bien présente mais qu’il ne voulait en aucun cas retarder les Guns plus qu’il n’en faudrait. Ghost
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nous balance ainsi une toute dernière hostie (Monstrance Clock) que le public se presse d’ingurgiter avec délectation. Malgré un début presque catastrophique, le Cardinal Copia et ses sbires auront offert un show carré, puissant et bourré de hits à la pelle. Satan créa Ghost
Ghost


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le dernier jour et il vit que c'était bon…



Comme vous le savez déjà (mais on le rappelle juste au cas où…), le Graspop doit son ‘extended edition’ à la seule présence des Guns N' Roses
Guns N' Roses


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sur son affiche. Le coup avait l’air très ambitieux à première vue : les Guns étant venus pas plus tard que l’an passé sur la plaine de Werchter dans le cadre du TW Classic. Allait-on pouvoir à nouveau remplir entièrement un festival belge avec un show quasiment identique ? La réponse est donc oui ! Ce lucratif ‘Not In This Lifetime Tour’ (en référence à la réponse qu’avait prononcé Axl Rose à la question de savoir si une réunion du line-up original était envisageable) a déjà rapporté plus de 400 millions de dollars et est d’ailleurs entré dans le top 5 des tournées les plus rentables de l’Histoire. Bien entendu, l’effet ‘réunion’ a une nouvelle fois attiré une foule considérable et c’est à un concert-marathon de près de trois heures et demie que l’on va avoir droit ! Pour le plus grand bonheur des fans, pour le plus grand malheur des articulations.



Les écrans géants s’allument et laissent entrevoir un char à l’effigie du groupe sur lequel on peut également reconnaitre les logos des différents festivals par lesquels les rockstars de L.A. sont passées avant d’arriver sur le champ de bataille de Dessel. Mais voilà que déjà dix longues minutes s’égrainent sans qu’il ne se passe rien avant un tir de canon fatidique laissant enfin venir le groupe sur scène. « Please welcome, Guns N’ Roses ». L’envolée commence avec It’s So Easy et l’on va déjà avoir affaire à vingt premières minutes difficiles. Axl Rose déboule tel un vieux cow-boy biker de la période grunge qui aurait trop forcé sur les amphétamines… N’est-ce pas ce qu’il est après tout ? Pointe d’ironie bien entendu… Slash
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quant à lui n’a absolument pas changé de look avec les années, portant toujours aussi nonchalamment son haut de forme sur sa crinière noire, les lunettes vissées sur le tarin. La voix d’Axl met du temps à chauffer tel un moteur manquant de turbo à température élevée, beaucoup de balayage flamboyant mais sans réelle puissance. Même son de cloche avec Mr. Brownstone et Chinese Democracy où l’on remarque que Mister Rose n’a pas perdu ce regard de feu et cette lueur malicieuse dans les yeux. Mais voilà qu’arrive fort heureusement un premier coup de maître avec l’irrésistible Welcome To The Jungle qui souffle une belle partie de l’assemblée qui ne se prive pas pour reprendre chaque couplet en chœur. Cette dernière acclame chaque morceau de ce cadeau qu’est l’album « Appetite for Destruction » offert par les Guns au monde entier en 1987. A partir d’Estranged, les choses se corsent à nouveau et les performances vocales d’Axl vont une nouvelle fois alterner le chaud et le froid. Terriblement ennuyeux sur This I Love et Wichita Lineman, décapant et excitant sur You Could Be Mine et Used To Love Her. Régulièrement, le hurleur au bandana disparaîtra de la scène à la fin des chansons afin de reprendre une dose d’oxygène, se poudrer le nez (mouahahahah) ou encore changer de tenue pour un autre cardigan, une écharpe, un chapeau ou une chemise. Le temps commence sérieusement à se refroidir et la longueur du show n’arrange certainement pas les choses. Un spectacle de cette durée présente aussi des inconvénients: de longs solos, des intros de chansons interminables, des intermezzos instrumentaux de toutes sortes. Certes, les fanatiques des Guns y trouveront leur compte, les autres amateurs se dirigeront tout doucement vers le camping sachant que trois jours complets les attendent encore.



Ce soir, sur les 32 morceaux proposés, près d’un tiers sera composé de reprises (des plus célèbres comme Knockin' on Heaven's Door de Bob Dylan
Bob Dylan
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ou le Live and Let Die des Wings aux plus inédites avec Slither (Velvet Revolver
Velvet Revolver
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) et Attitude (Misfits
Misfits
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) pour lequel le bassiste Duff McKagan prendra le poste vacant du micro. De beaux hommages et moments envoûtants auront également lieu au cours du show comme ce tribute à Chris Cornell
Chris Cornell
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de Soundgarden
Soundgarden
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(Black Hole Sun) et cette version splendide du tube Wish You Were Here de Pink Floyd
Pink Floyd


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. Les autres membres du groupe Dizzy Reed (claviers), John Fortus (guitare), Frank Ferrer (batterie) et Melissa Reese (claviers) étaient en pleine forme alors que Slash
Slash


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s’est éclaté (au sens propre comme figuré) sur Johnny B. Good ou en reprenant le thème de The Godfather. On regrettera le moment un peu pompeux de l’arrivée du piano pour November Rain mais le final vaudra largement la peine d’être resté jusqu’au bout avec entre autres The Seeker (encore une reprise de The Who
The Who
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) et un ultime et orgasmique Paradise City inaugurant un très joli feu d’artifice (celui-ci sera bien meilleur que le spectacle final du dimanche) en guise de point d’orgue d’une première et agréable journée de festival.

Dire que les Guns ont été ridicules serait bien loin de la vérité. Ils ont comme à leur habitude proposé un show résolument ‘à l’américaine’ et impressionnant de maîtrise mais tirant malheureusement la chose bien trop en longueur, manquant d’une bonne dose de punch et en se pastichant de triste manière par moment. Mais on ne pourra pas leur reprocher d’avoir fait plaisir à un nombre incalculable de fans venus acclamer ces légendes de l’Histoire du Rock.

Guns N 'Roses
Guns N 'Roses


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est venu, a vu mais n’a pas tout à fait convaincu...



C’est donc sur ces tubes intergénérationnels que s’achève ce premier jour de festival. Il est l’heure de s’en retourner à nos tentes dans l’humide nuit étoilée, le regard déjà tourné vers cette journée du vendredi qui s’annonce mémorable…

LIVE REPORT DU VENDREDI

LIVE REPORT DU SAMEDI

LIVE REPORT DU DIMANCHE

Remerciements à l'organisation du Graspop Metal Meeting

Crédits photo : Graspop Metal Meeting




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AUTEUR : Panda
Mordu de concerts depuis de nombreuses années, Panda aime écumer les salles, clubs et festivals de tout le pays. Bibliothécaire-documentaliste, pas...
Mordu de concerts depuis de nombreuses années, Panda aime écumer les salles, clubs et festivals de tout le pays. Bibliothécaire-documentaliste, passionné d'Histoire, de théâtre, de bande dessinée et de football, il est très (voire trop) éclectique dans ses goûts musicaux (metal/rock mais aussi pop, folk, new wave, electro). Il a rejoint l...
Mordu de concerts depuis de nombreuses années, Panda aime écumer les salles, clubs et festivals de tout le pays. Bibliothécaire-documentaliste, passionné d'Histoire, de théâtre, de bande dessinée et de football, il est très (voire trop) éclectique dans ses goûts musicaux (metal/rock mais aussi pop, folk, new wave, electro). Il a rejoint l'équipe de SMA en février 2016 en tant que chroniqueur de concerts désireux de partager ses expériences live ! ...
Mordu de concerts depuis de nombreuses années, Panda aime écumer les salles, clubs et festivals de tout le pays. Bibliothécaire-documentaliste, passionné d'Histoire, de théâtre, de bande dessinée et de football, il est très (voire trop) éclectique dans ses goûts musicaux (metal/rock mais aussi pop, folk, new wave, electro). Il a rejoint l'équipe de SMA en février 2016 en tant que chroniqueur de concerts désireux de partager ses expériences live ! ...
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