Yannick Franck est un artiste sonore, performeur et plasticien belge. Cheville ouvrière du label Idiosyncratics Records qui a sorti récemment le nouvel album de Phil Maggi. Il est aussi membre fondateur de la formation expérimentale Y.E.R.M.O, un duo qu’il complète avec le guitariste du groupe Ultraphallus, Xavier Dubois.
Memorabilia, son nouvel album solo sorti sur Silken Tofu Records, se compose de sept titres minimalistes et fulgurants, rappelant à la fois Phill Niblock et la musique spectrale revue et corrigée à l'ère du numérique.
Dans l’ensemble très sombre et inquiétant, cet opus se forme de textures sonores qui progressent en densité jusqu’au vertige, comme sur Urban Disease qui nous surprend sans crier gare par ses percussions éthérées.
Sur d’autres morceaux, ces textures s’agrémentent de samples tourbillonnants. Comme sur Helsingin Subterranean, un titre rythmé par la cacophonie (sur)naturelle de la forêt vierge me rappelant le film culte de Werner Herzog, « Aguirre, la colère de dieu ».
De même avec Self Loading Defeat composé de chuchotements indiscernables et paranoïaques. Ces compositions formeraient la bande son idéale d’un film à l'ambiance mystérieuse.
Les samples utilisés sont probablement le fruit d’un Field Recording, pratique artistique qui consiste à enregistrer des échantillons sonores dans un environnement naturel, comme le ferait un véritable chasseur de sons.
Memorabilia est le résultat d’une chasse rondement menée, sans véritable bavure. On regrettera toutefois que cet album soit si silencieux dans son ensemble où une grande place est d’ailleurs réservée au vide. Une musique discrète, invisible et parfois même un peu prévisible.
Peut-être est-ce une façon pour Yannick Franck de nous inviter à la méditation et au recueillement ?
Comme sur une toile de Mark Rothko où le vide peut être interprété comme le symptôme d’une présence bienveillante et transcendantale ? A vous de voir.
Memorabilia, son nouvel album solo sorti sur Silken Tofu Records, se compose de sept titres minimalistes et fulgurants, rappelant à la fois Phill Niblock et la musique spectrale revue et corrigée à l'ère du numérique.
Dans l’ensemble très sombre et inquiétant, cet opus se forme de textures sonores qui progressent en densité jusqu’au vertige, comme sur Urban Disease qui nous surprend sans crier gare par ses percussions éthérées.
Sur d’autres morceaux, ces textures s’agrémentent de samples tourbillonnants. Comme sur Helsingin Subterranean, un titre rythmé par la cacophonie (sur)naturelle de la forêt vierge me rappelant le film culte de Werner Herzog, « Aguirre, la colère de dieu ».
De même avec Self Loading Defeat composé de chuchotements indiscernables et paranoïaques. Ces compositions formeraient la bande son idéale d’un film à l'ambiance mystérieuse.
Les samples utilisés sont probablement le fruit d’un Field Recording, pratique artistique qui consiste à enregistrer des échantillons sonores dans un environnement naturel, comme le ferait un véritable chasseur de sons.
Memorabilia est le résultat d’une chasse rondement menée, sans véritable bavure. On regrettera toutefois que cet album soit si silencieux dans son ensemble où une grande place est d’ailleurs réservée au vide. Une musique discrète, invisible et parfois même un peu prévisible.
Peut-être est-ce une façon pour Yannick Franck de nous inviter à la méditation et au recueillement ?
Comme sur une toile de Mark Rothko où le vide peut être interprété comme le symptôme d’une présence bienveillante et transcendantale ? A vous de voir.
Phil Maggi

Phill Niblock