Flanqué d'une lourdeur qui rappelle autant le Doom que le Post-Hard-Core, VALVE joue de manière pesante et lente, récoltant pour l'occasion aussi l'étiquette Sludge. Au sein de ces entrelacs de poids, les Parisiens dosent légèrement ce fracas de parties plus légères où les mélodies peuvent se faire un tantinet plus Rock et Stoner. De quoi aérer les compostions même si ces passages arrivent parfois de manière un peu abrupte.
VALVE tente de se démarquer en proposant un panel plutôt large de ses ambiances sombres. Puisant, on l'a vu, dans des registres différents, le groupe n'hésite pas non plus à poser quelques accélérations techniques plus Métal encore. Il use également du chant clair sans trop de retenue, mais aussi sans efficacité pertinente.
Clairement, VALVE plie sous les obstacles que rencontrent souvent les jeunes groupes. On retient énormément de volonté et surtout de la bonne volonté qui le pousse à être créatif, mais malheureusement, le manque d'expérience trahit les difficultés à condenser et lier toutes les idées et influences. Dès lors les différents travers empêchent le groupe de plonger pleinement l'auditeur dans les atmosphères dégagés. Ils opèrent en quelques sortes comme des réveils chaotiques et brutaux qui heurtent la fluidité de l'ensemble.
On retiendra donc VALVE comme un groupe en devenir qui a besoin de mûrir encore pour exploiter au mieux son talent et devenir une révélation. Mais on peut déjà parier sur un avenir intéressant pour les Parisiens qui ont su sur ce premier effort se montrer volontaires.
Valve


