Une fiesta post-hardcore principalement car le quintet sonne comme du Quicksand et du Helmet très 90's et ça se sent dès les premières secondes du titre d'ouverture "Where is all begins". Only Living Witness est également l'un de leur modèle, on croirait même par moment reconnaître la voix de Jonah Jenkins que le chanteur Thomas B reproduit avec beaucoup de réussite. Et puis, il y a aussi un petit côté Dave Grohl, sauce Foo Fighters, comme sur les morceaux "Pro Crook" et "Ants In Suits". C'est sympa, c'est chaud comme la Californie, mais ça manque un peu d'électricité, de tension et c'est là que Watertank n'arrive pas à tenir la comparaison avec ses illustres modèles.
Au contraire, des morceaux comme "Far From Low" et "Sleepwalk" vont dans la bonne direction grâce à des riffs plus rudes et musclés donnant l'impression d'un sursaut de rage en plein milieu de l'album.
Bref, Watertank ne manque pas de références et va chercher son inspiration dans d'excellents groupes "cultes" (n'ayons pas peur des mots) des 90's. Seulement, même si l'album est très bien produit et se laisse écouter, il manque à Watertank un petit quelque chose pour atteindre les sommets du panthéon post-hardcore. Un petit côté noise plus marqué, fait de larsens sauvages et de riffs indomptables.


