Interview

LANDMVRKS

L'interview blind test et bières spéciales


Jeudi 3 août 2017

Dans la vie, tout est mieux avec des bières spéciales. Alors comme c'est déjà arrivé sur de précédentes interviews, j'ai débarqué avec mon sac à dos rempli de bières belges pour tenter de faire découvrir quelque chose à nos amis du jour. Et nos amis du jour, ce sont les Marseillais de Landmvrks
Landmvrks
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. Auteurs d’un album qui a mis une sévère claque à pas mal de monde en 2016, il fallait bien les choper lors de leur passage dans les alentours. Et à défaut de date belge, traversons la frontière allemande pour les voir à Herzogenrath, au nord d’Aix-la-Chapelle, pendant leur tournée avec 18 Miles
18 Miles


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.



Entre deux groupes locaux on squatte une table de pique-nique dans une plaine de jeux voisine et on se pose là. Je sors le matos, mais rien d'enthousiasmant jusqu'aux bières spéciales dont la simple vue réveille Niko (batteur). Il choisit une Rochefort 8, Rudy (bassiste) prend une 3 Schteng. Flo (chant), par contre, est malade comme un chien. Et en début de tournée, mieux vaut être raisonnable - il en reste donc à sa tisane maison. C'est parti.



E : Alors les gars pour cette interview j’ai voulu changer des classiques questions / réponses et donc on va faire un petit blind-test avec des morceaux forcément pas pris au hasard et le but sera donc de trouver le morceau et de donner votre explication ou l’expérience que ça vous rappelle… on va commencer simple mais je vais pas montrer les réponses sinon c’est pas du jeu (je retire mon iPhone de la table)

N : Oh putain… (rires)

E : Vous êtes prêts ?

N : Let’s go !

Allez histoire de mieux vous intégrer dans le jeu, on vous propose la playlist du blind-test ici.



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Landmvrks
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: Meaningless


N : Je connais ce groupe…

(rires)

F : Meaningless !

N : Alors déjà c’est le premier morceau qu’on a sorti, en 2014, donc vraiment quand on a commencé à lancer le groupe… Donc ça a été le single qui nous a lancés, en tant que projet.

F : Ce qui est rigolo c’est que c’est le premier clip qu’on a fait, c’est une sorte de lyrics-video mais c’est pas celui-là qu’on devait tourner à la base mais je ne sais plus ce qui s’est passé… à la base on devait tourner Empty Place mais finalement le réalisateur qu’on a pris pour Empty Place était pas dispo de suite ou la chanson était pas prête je sais pas quoi, et comme il était dans le coin de Marseille pour pas longtemps on l’a appelé pour lui dire qu’on avait peut-être un morceau de prêt, histoire de se faire un truc rapidos… et on l’a fait en deux heures dans le salon de sa grand-mère.

N : Bon souvenir !

F : Limite on avait fini les paroles la veille, tu vois…

E : Donc ça c’était en 2014 c’est ça ?

N : 2014 ouais !

E : Et le groupe existait depuis combien de temps alors ?

N : Bin en fait le groupe existait déjà depuis un certain temps mais sous le nom Landmvrks
Landmvrks
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on existe depuis 2014. Mais on répète ensemble depuis 2012 ! C’est quand Nico (Esposito, le guitariste) a vraiment rejoint le groupe en 2014 qu’on a commencé à enregistrer et que ça s’est officialisé. On avait beaucoup de morceaux avant mais on n’était pas sous le nom…

E : C’était quoi le nom d’avant, rappelle-moi ?

N : C’était ColdSight.

E : Et pourquoi avoir changé ?

F : A la place c’était son groupe et puis finalement il n’y avait plus personne du groupe initial à part et comme on voulait partir sur du neuf…

N : ça devenait logique de changer, histoire de marquer le coup. Donc après maintes discussions (en me montrant le ColdSight tatoué sur le bras - rires) il s’est avéré que c’était carrément mieux pour nous de repartir sur du neuf et d’arriver avec du nouveau merch, une nouvelle image, de nouvelles chansons.

F : Créer un groupe, simplement.

E : OK, on enchaîne ! La suivante n’est pas de vous hein, ce serait trop facile.





Architects
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- Nihilist


N : Architects
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! C’est les patrons.

F : Que veux-tu que je te dise !

N : C’est un groupe énorme. C’est pas le groupe qui nous impressionne le plus mais…

R : C’est un groupe modèle quoi !

N : On a eu la chance de jouer avec eux, enfin pas sur la même scène mais sur le même festival mais c’est vraiment un groupe qui inspire…

F : En plus on voit leur évolution, c’est quand même un groupe qui a cinq albums si pas plus et qui n’ont pas eu que des hauts…

E : Tu fais référence à quoi par exemple ?

F : Bin moi mon album quasi préféré c’est The Here And Now et je sais que c’est l’album qui les a presque tués…

E : Je te rejoins ! Il partage tellement cet album, plein de gens le considèrent comme l’erreur du groupe alors qu’il est absolument énorme.

F : Moi je l’adore hein, mais à priori même eux… d’ailleurs c’est pas vous qui aviez sorti une interview à retardement sur cet album ?

E : Oui oui c’est bien nous ! (ndlr : voir l’interview en question ici)

F : Et ils disaient dedans… enfin en fait ils n’avaient pas l’air très concernés par l’interview, ils avaient l’air un peu blasés de leur vie et j’ai lu plein d’autres trucs à cette période : ils n’avaient pas l’air très fiers d’eux comme s’ils n’avaient pas eu envie de le sortir. Et à cette époque là je les ai vus à Marseille quand ils tournaient avec Bring Me The Horizon
Bring Me The Horizon


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et le show n’était pas fou, ils n’avaient pas l’air très motivés. Et de voir maintenant où ils en sont, c’est incroyable. Et pour moi ils ont transformé l’essai 1000 fois avec les deux derniers albums.

N : Même si le dernier, on voit qu’il est beaucoup plus noir au niveau de la composition, l’atmosphère est beaucoup plus sombre. Et en live ils mettent la calotte, c’est juste abusé. Moi c’est un groupe qui est vraiment dans mon Top 5. Largement.



Fonky Family - Sans Rémission

F : Yes yes yes je connais… (commence à rapper) contre l’état avare, représente les quartiers dits sensibles en France et Navarre ! Je les ai vus il y a trois semaines ! Pour la première fois de ma vie, j’ai vu la Fonky Family qui se sont reformés pour un festival qui s’appelle le MARSATAC, le plus grand festival de Marseille et ils se sont reformés 15 ans après et on était 10000 et j’ai dansé et chanté toute la soirée. Moi je suis un gros fan de rap, Nico (guitare) est fan de la FF aussi, vous je ne sais pas si vous êtes fans de la FF aussi en fait ?

N : On n’est pas forcément fans de la FF, mais on aime le rap !

F : Ouais bon je sais pas trop pourquoi ni comment mais j’adore la FF ça c’est clair ! (rires)

E : Mais c’est possible d’être Marseillais et de ne pas aimer la FF ?

F : Oh c’est pas évident quand même (rires). Même si moi je suis Marseillais mais pas supporter de l’OM. Donc je suppose qu’il y a des gars qui n’aiment pas la FF.

E : OK mais tu peux pas ne pas aimer ni l’OM ni la FF, y a forcément un choix à faire si tu veux rester Marseillais.

F : Voilà (rires)

N : Après ce qu’il y a de cool aussi, c’est qu’en général tu as cette guéguerre metalleux / rappeurs qui existe depuis très longtemps et le fait d’avoir Flo qui fait aussi un petit peu de rap sur le côté ça nous a vachement portés car il a essayé d’intégrer des flows un peu rappés et cela rajoute à nos yeux une petite plus-value par rapport à la linéarité des chanteurs de metal classique ou des groupes de metalcore qui beuglent dans le micro… là au moins ça ajoute un petit peu plus de couleur au chant.

F : Puis je pense que de toute façon, peu importe le style, s’intéresser à quelque chose de différence ne peut qu’apporter un plus. Je pense que les groupes les plus influents sont ceux qui apporté le plus d’originalité dans leurs compos tout en restant ancrés dans un style, comme Rage Against The Machine
Rage Against The Machine


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qui a une base metal mais ne l’est pas vraiment tu vois ! Et pourtant je suis pas forcément fan du rap-metal, je suis pas fan de Limp Bizkit
Limp Bizkit


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ou des groupes de rap-djent qui traînent en ce moment. C’est pas ce que je kiffe le plus. J’aime bien quand on peut reconnaître le style et que ça reste dans les codes mais qu’il y a ce petit grain de sel qui change le truc… après tous ces groupes sont respectables mais je suis pas pour la fusion quoi… voilà, la Fonky Family ouais évidemment. Toi t’aimes bien ?

E : Bin écoute j’écoute pas beaucoup de hip-hop, lui beaucoup plus (désignant mon pote Kadaf) en étant assez actif là-dedans mais bon… il y a des trucs qui marquent, je me l’explique pas car c’est vraiment pas ce que j’écoute en général mais tu l’écoutes une fois et ça passe tout seul quoi ! Idem dans plein d’autres styles comme le dubstep ou d’autres ! Et même si je sais très bien qu’en fouillant un peu plus le style ce n’est pas sans doute pas ça que je retiendrais car il y a forcément des trucs plus pointus ou des rappeurs plus talentueux mais pour rentrer dans une scène il te faut des trucs qui marquent du premier coup.

F : C’est pas faux !

K : De rentrer et justement de s’intéresser à plus de choses par la suite ! Et c’est marrant parce que je me suis fait cette réflexion en écoutant votre album, je me suis « tiens, il place plus de mots que la moyenne des chanteurs hardcore quand même » - et maintenant que tu me dis que tu es fan de rap, c’est simplement ça : une histoire de flow. Parce que forcément tu as exercé ton flow. Et pour avoir gueulé dans un groupe et suivi des rappeurs et faire le raccord entre les deux, c’est pas facile. Et le nombre de mots que tu places sur une séquence, c’est pas banal : là où un autre chanteur aurait gueulé une bonne fois un mot, là tu en places quatre ou cinq. Et à l’oreille ça donne pas du tout la même chose.

F : Ce sont mes influences j’imagine, je ne me dis pas « là je vais rapper », ça vient comme ça.





Shoot The Girl First
Shoot The Girl First


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- We’ll Never Fall


F : Yes ! Shoot The Girl First
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! Oh oui, ça remonte à super longtemps et en plus c’est une chanson que je jouais ! Je me souviens de ton interview où c’était bien pointilleux (ndlr : j'ai rencontré Flo alors qu'il tenait la gratte pour la tournée de Shoot The Girl First
Shoot The Girl First


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en 2013, et cela a donné cette interview) … mais qu’est-ce que tu veux que je te dise, il y a trop de trucs là ! Attends attends j’écoute un peu là… (rires) En fait quand je suis parti en tournée avec eux je ne les connaissais même pas, ils m’ont contacté car on avait des potes en commun et ils demandaient autour d’eux « On cherche un gratteux on cherche un gratteux on galère » et là le pote en question leur dit « moi je connais un bon gratteux à Marseille, vas-y contacte-le ». Moi je connaissais de nom Shoot The Girl First
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mais de très loin donc ils m’ont dit « voilà on te propose ça, ça va être tournée en galère avec nous, t’es chaud ou pas? » et moi carrément oui ! Tu sais je suis guitariste à la base depuis tout petit et finalement je n’ai jamais joué de guitare dans un groupe, je me suis toujours retrouvé au chant et là du coup, je me suis dit que c’était l’occase de partir avec ma guitare. Le premier concert, j’étais devant 600 personnes, bien sous pression, et du coup c’est devenu des amis très proches. Et c’est là que j’ai commencé ma petite expérience de scène ! On était en tournée avec We Butter The Bread With Butter
We Butter The Bread With Butter
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et en Allemagne ils étaient bien suivis du coup on faisait des bonnes dates. Par la suite on a gardé contact, j’ai travaillé avec eux sur l’album d’après. Félix, le guitariste du groupe, est venu à Marseille travailler sur notre dernier clip.

E : Et il y a une espèce de cohésion entre les groupes basés sur le sud de la France, une scène qui se serre un peu les coudes ?

N : D’un côté oui, d’un côté non. Par exemple quand tu as un groupe qui commence, tu dois toujours avoir cette sorte de rivalité qu’il y a entre tous les groupes, « c’est nous les plus techniques », « nous on joue plus fort », « nous on est plus rapides », celui qui a la plus grosse en fait. Après quand on commence à faire notre petit bonhomme de chemin chacun de notre côté alors les liens se resserrent un peu plus.

F : C’est difficile, il y a toujours cette critique en France. Shoot The Girl First
Shoot The Girl First


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ils ont essuyé un max de critiques et ce qui est beau c’est de voir où ils en sont arrivés et de se dire que quand tu arrives à faire ce genre de tournées les autres n’ont plus grand chose à dire. Même moi à l’époque je jouais dans un groupe hardcore et mes potes étaient pas trop contents que j’aille avec eux à la limite. On m’a dit genre « Attends tu te rends compte l’image et tout » enfin tu vois, c’est l’état d’esprit typique très réduit ! Et d’être partis avec eux ça m’a beaucoup appris n’empêche : sur le fait d’assumer ses envies, d’y aller à fond dans son projet, de savoir qu’il y a des gars qui vont essayer de t’emmerder !

N : T’auras toujours les haters et ceux qui te portent sur un piédestal.



Hate In Front
Hate In Front
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- Walls


(rires)

N : Flo on va te laisser parler !

F : Ouais putain ça c’est vieux, 2012 ou 2013 je dirais ! Oui ça c’est mon groupe d’ado, quand on a commencé je devais avoir 16 ans et on a duré 6 ou 8 ans je crois. Et en 8 ans on a fait 8 chanson. Un EP.

(rires)

F : On était vraiment des branleurs, une bande de potes qui essayaient de faire de la zik à l’arrache.

E : Pourtant vous avez quand même partagé l’affiche avec Nasty
Nasty


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et pas mal d'autres groupes…

F : Oui on devait même jouer avec Skarhead
Skarhead
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mais finalement ils avaient annulé et on avait joué avec leur chanteur, le barbu roux avec un blaze bizarre là, qui avait un groupe de hip-hop et on a donc joué en première partie de son groupe de hip-hop, il y avait des gars du DMS Crew aussi, des potes à Madball
Madball


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, il y avait 20 personnes et c’était incroyable.

(rires)

F : Et ce qui est incroyable c’est qu’à chaque tournée avec Landmvrks
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, à chaque fois y a un mec qui vient me voir et qui me fait « Mec, t’es le chanteur d’Hate In Front
Hate In Front
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, j’écoute ton son depuis 6 ans et il y a 4 ans on devait jouer avec toi à une tournée que t’as annulée » - parce qu’évidemment c’était n’importe quoi on n’arrivait jamais à partir en tournée - « et c’est quand que vous refaites Hate In Front
Hate In Front
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 ? » et donc à priori ce groupe a eu un peu d’impact, et nous on était en mode branleurs dans notre coin. Là pour tout dire on est un peu en train de voir si on s’amuse encore à rejouer ensemble… on est en train d’en discuter. Puis on n’a jamais splitté finalement ! Mais ça c’est marrant dans le hardcore, les gars s’accrochent sur les groupes underground !

E : Ouais, un groupe qui va faire deux morceaux va devenir le groupe culture d’un type au fin fond des Pays-Bas !

F : Mec c’est trop ça ! Des groupes comme CDC
CDC


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qui ont sorti deux mixtapes et qui sont cultes dans le monde entier pour des amateurs de beatdown… mais c’est grave cool !





Linkin Park
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- One Step Closer


Tous : Ah putain…

N (visiblement touché) : On ne parle pas de ça… Putain. Ca c’est notre adolescence à tous. J’ai commencé la musique à 16 ans, j’en ai 34 maintenant, ça fait 18 ans que je fais de la musique et il y a 15 ans donc j’écoutais ça. C’est le groupe qui a vraiment révolutionné un truc, le neo-metal !

F : Là tu vois, le rap et le metal je dis oui à 100%.

N : C’était énorme et peuchère, ce qui s’est passé pour lui… je trouve dingue le fait que tout le monde se soit mobilisé dès qu’on a appris qu’il était parti, on ne lisait que Chester par-ci et par-là sur les réseaux sociaux. Alors qu’ils ont joué au Download et au Hellfest et ils se sont fait huer. Donc l’hypocrisie des gens je trouve un petit peu moyen tu vois. Je pense qu’un groupe évolue au fur et à mesure du temps et bon… ce morceau il a 15 ans donc ils vont pas faire du Hybrid Theory pendant 30 ans quoi ! Pour Metallica
Metallica


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, quand ils ont fait Load puis Reload ils se sont fait cracher dessus. Je trouve que les gens sont durs quand même. C’est des groupes qui sont mythiques et qui ont sortis des masterpieces du metal !

F : Moi c’est mon premier album carrément. J’ai reçu pour mon anniversaire un walkman avec un album, c’était celui-là et il ne marche plus. Je l’ai trop saigné. C’est l’album qui m’a fait découvrir tout. C’était Meteora !

N : Ah moi j’ai commencé avec Hybrid Theory.

F : Ouais mais… j’étais trop jeune pour Hybrid Theory, je devais avoir 9 ans je crois ! Il est sorti quand Hybrid Theory ?

E : En 2001 !

F : Ouais je suis né en 1991 donc j’avais 10 ans là.

N : La première fois que j’ai entendu ça, je me suis demandé « hey mais il se fait pas mal à la voix ? »

(rires)

F : Ouais pour moi c’est une énorme influence.

N : ça fait partie des groupes qui ont marqué une génération. Il y avait toute cette vieille scène qu’on considère comme des papas, Metallica
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, Slayer
Slayer


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qui ont vraiment lancé le truc, puis je pense que Linkin Park
Linkin Park


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a vraiment innové le truc pour la génération d’après.

F : Ce qui est rigolo c’est que Linkin Park
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ils n’ont pas que des fans et en ce moment, j’ai l’impression qu’il y a une espèce de petit revival du nu-metal dans la scène metalcore, avec pas mal de groupes qui commencent à envoyer des riffs qui sont clairement du Linkin Park
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, du Korn
Korn


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, du Limp Bizkit
Limp Bizkit


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… à fond de chez fond !

E : C’est comme avec tous les mouvement qui prennent beaucoup de l’ampleur : d’abord tout le monde ne parle que ça, après ça fait démodé, puis finalement comme tout le monde l’a un peu tu pendant des années ça ressort un peu plus tard…

F : C’est la mode du vintage !

N : Je pense aussi que les gens ne se rendent pas compte que quand on est musicien, on combine un aspect créatif et un aspect commercial. Quand on fait de la musique c’est pour s’exporter, pour que les gens kiffent ce qu’on fait, que les gens viennent nous voir en disant « tiens on aime ce que vous faites, c’est vraiment cool ». Il y a vraiment du travail derrière que ce soit financier ou personnel. Je pense que les gens ne se rendent pas compte que les mots parfois peuvent vraiment blesser.

E : Tu penses que ça a eu un impact sur son geste ?

N : Oui je pense que ça a eu un impact parce que c’était un gars qui était en détresse, il ne s’en est clairement jamais caché, en disant qu’il s’est toujours battu contre l’alcoolisme et les drogues. Et justement par rapport au fait qu’il s’est fait siffler au Download et au Hellfest, il avait tweeté 2/3 trucs, toujours avec un smiley en disant « il s’est passé ça, on nous a sifflés, rigolo etc. » mais bon à l’intérieur tu ne sais jamais comment une personne le prend. J’espère que ça a eu un impact minime sur son acte en tout cas.

F : Moi j’adore le dernier album. Pas autant qu’Hybrid Theory et Meteora mais je l’aime beaucoup. Et c’est dommage de voir que la communauté metal, qui revendique le respect, le partage, le soutien et tout ça, se permette de siffler Linkin Park
Linkin Park


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. Tu peux pas siffler Linkin Park
Linkin Park


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quoi, c’est juste pas possible !

N : Et c’est des valeurs revendiquées qui sont pas exécutées du coup. C’est comme pour Bring Me The Horizon
Bring Me The Horizon


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, avec Sempiternal, les gens ont commencé un peu avec les « ça commence à être de la merde » puis ils ont sorti That’s The Spirit et ils se sont fait tuer. Sauf que cet album, c’est juste du génie, du pur génie. C’est que des chansons, sur onze titres c’est onze tubes. Je défie n’importe quel groupe dans le monde de faire quelque chose d’aussi formaté, d’aussi carré et d’aussi bien fait. Bon après le live c’est autre chose hein on est d’accord. Mais on peut pas leur reprocher leur talent, les musiciens ont un level de dingue. Après t’as le droit de pas aimer hein, mais respecte au moins le travail des gens.

F : Et c’est un problème de société d’être agressif. Internet permet à chacun d’être au paroxysme de l’agression gratuite. Tout le monde peut se permettre d’être méchant. C’est devenu autorisé, il n’y a plus de morale. Et en ce qui concerne Chester Bennington, c’est dommage pour les derniers concerts, pour les dernières critiques, et c’est dommage de partir sur cette note-là.

K : Et tu trouves la scène metal familiale ? Parce que si c’est vrai, j’ai quand même toujours trouvé qu’il fallait déjà réussir à rentrer dans la famille. Et quand tu n’es pas encore entré dans la famille, ça a un côté élitiste quand même.

N : Disons que le metal, il y a une grande diversité de styles. Et Flo parlait tout-à-l’heure de Hate In Front, il arrive qu’on ait des commentaires sur nos clips qui disent « Ouais c’est bien mais Hate In Front
Hate In Front
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ça manque ». Pourquoi, parce que nous il y a du clean (clean vocals = chant en voix claire). Bin oui il y a du clean, nous c’est ce qu’on aime, on a toujours aimé ça. Et le hardcore par exemple est quelque chose de très cloisonné, genre « on est des gangstas, on aime la bagarre »…

F : Naaaaan mais qu’est-ce que tu diiiiis !

N : Bin moi c’est l’impression que j’en ai, c’est que les gens sont pas ouverts sur certaines choses.

F : Oui c’est difficile d’entrer dans le milieu du metal…

K : Ah mais il y a encore une différence entre les mentalités hardcore et metal !

F : Clairement oui, mais quel est le plus dur pour toi ?

K : Mon avis personnel, c’est qu’il n’y en pas un plus facile d’accès. C’est juste qu’il y a des codes et qu’un groupe comme Linkin Park
Linkin Park


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par exemple, c’est un groupe qui est arrivé en troisième vague du néo-metal et qui a apporté un truc à ce moment-là, à une époque où les gens qui ont commencé à écouter du néo-metal avec la veine Korn
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etc. en avaient déjà marre. Et là ils ont touché un public très spécifique mais je connais des mecs qui disent que Linkin Park
Linkin Park


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metal, JAMAIS ! Et il y a même un journaliste musical en Belgique qui a dit, en faisant la chronique de Hybrid Theory, que si Linkin Park a apporté un truc, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, c’est qu’ils ont apporté de la pop dans cette musique et qu’ils le font bien.


N : Tout-à-fait d’accord.





18 Miles
18 Miles


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- Coffin


N : Je dirais…

F : C’est 18 Miles
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! Ils sont trop cool ! Et c’est des trucs qu’on aurait pu faire si on avait fait autre chose. C’est influences The Ghost Inside
The Ghost Inside


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, hardcore moderne, mélo, ça bute, ça va vite, ça joue bien, c’est énergique. C’est vraiment ce que j’aime dans le hardcore moderne.

N : Et c’est des super bons gars donc ça rajoute encore une plus-value.

F : Du coup ils nous mettent la pression à jouer juste avant nous ces enfoirés ! Franchement c’est cool d’avoir des groupes comme ça. Ils ont joué à Marseille il n’y a pas longtemps…

E : C’est là que vous les avez rencontrés je suppose ?

F : Non en fait, si tu veux, Sander notre booker a commencé à nous parler d’un tour où il aimerait nous booker avec eux donc là j’ai commencé à écouter. Et là 2/3 semaines après, un promoteur de chez nous les booke et là alors on est allés les rencontrer. C’est vraiment des bons gars, simples.

N : C’est comme ça qu’on kiffe les tournées. Quand tu rencontres des groupes qui sont super cool, où tu rigoles, c’est des mecs qui se prennent pas la tête, nous aussi. Les choses viennent naturellement, personne se force donc c’est vraiment cool de partager la scène avec des gars comme ça.

E : OK les gars, un truc à ajouter ?

N : Bin merci ! Et merci pour les bières parce que là tu nous as régalés !

R : En plus on adore ça les bières spéciales !
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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