Durant deux ans, la formation française a accompagné la projection tentant de retranscrire l'ambiance du film. Forcément, on y retrouve du YEAR OF NO LIGHT dans cette interprétation enregistrée live. Mais tout aussi forcément, on s'éloigne autant de ce que le groupe nous a déjà proposé dans une écriture plus classique.
L'orientation Dark-Ambient et Drone que le groupe avait empruntée sur Ausserwelt est encore plus évidente à l'écoute de ce disque. Un mélange de textures qui colle bien évidemment aux ambiances dérangeantes du film. Toutefois, YEAR OF NO LIGHT, dans sa complexité, s'enfonce moins dans la masse minimisant le jeu des grosses guitares. Vampyr y gagne en limpidité. YEAR OF NO LIGHT perd un peu de son identité.
L'album fonctionne-t-il sans l'image ? Oui malgré tout. Mais son absence se fait aussi ressentir. Ecouter l'album sans la projection, c'est un peu comme lire un livre après avoir été marqué par son adaptation au cinéma. La lecture est biaisée.
Vampyr est et était une parenthèse dans la démarche du groupe. Un projet ambitieux qui a permis à YEAR OF NO LIGHT de développer une de ses composantes. Une digression réussie dont on comprend aisément que les auteurs tout comme les spectateurs de l'aventure eurent envie de conserver une trace, un souvenir concret.
On conclut donc qu'ici les questions de droits ou/et leurs coûts se sont mêlés aux contraintes de la sortie car l'idéal aurait été de s'aventurer dans la sortie d'un DVD pour assortir au son, l'image, même si la bande-sonore reste, seule, réussie.

Year of No Light