L'album est composé de sept titres détonnants où se mêlent les influences stylistiques avec abstraction des genres. Ce n'est pas toujours évident de suivre la ligne de MOMBU tant les frontières sont gommées. Toutefois, les rythmes africanisés de la batterie et des percussions plantent les fondations des compositions. Sans elles, MOMBU s'éparpillerait probablement dans ses divagations avant-gardistes.
Ce choix est également originalement mis en lien avec la musique plutôt lourde et sombre obtenue par la saxophone bariton de Luca ou les apports de guitare et de basse plus Metal.
Mais derrière ces qualités innovantes et techniques, MOMBU, sans surprise, s'enferme aussi dans sa démarche. L'album joue la carte de la répétition (tribale) et pond un album hermétique. Son étrangeté le rend abrupte et parfois indigeste sur la longueur. Là où l'Afrique se mélangeait à la Noise-Rock, THE EX avait proposé par la biais de collaborations, une lecture plus concluante à mon avis.

