Toujours prêts à en découdre, ils reviennent d'abord sur disque pour préparer le terrain d'une nouvelle dévastation. Une étape obligatoire même lorsque l'on est un groupe imparable sur scène. Après deux albums sombres, Pink Panther Party et Phenomedia, PUNISH YOURSELF renoue avec ses sonorités night-clubbeuses, ponctuant Holiday In Guadalajara de ses digressions cinématographiques obscures.
L'album composé de treize plages compte au final neuf compositions dont le premier single, Nation To Nation déjà culte avant l'heure. On retrouve l'efficacité qui a forgé la réputation de ces hommes et femmes phosphorescents. Les accents techno, indus et bruitistes conservent ce côté particulièrement primaire où la guitare s'exprime de manière frontale.
Régurgitant toujours autant de genres, parfois même disparates, pour fêter la mort du Rock'n'Roll, PUNISH YOURSELF se permet même de surprendre par l'utilisation d'instruments plus inhabituels : trompette, harmonica, cajon péruvien et guitare dobro. L'imagerie ainsi que le titre de ce nouvel album prennent dès lors plus de sens puisque au final les PUNISH YOURSELF font quand même du PUNISH YOURSELF.
Bien que Holiday In Guadalajara n'a rien à envier du côté du mur du son et des beats effrénés, c'est, comme toujours, dans une salle, devant un public conquis d'avance que PUNISH YOURSELF sera à la hauteur de sa fiesta scandaleuse, ne faisant aucun prisonnier. Dans ces conditions frénétiques, les tubes comme Nation To Nation, She Buys Me Drugs, Gunslinger et Behold The Jaguar Christ transformeront le dance-floor en brasier multicolore sans aucune difficulté.

Punish Yourself