Devenus grands, les membres de DAS SIMPLE ont peaufiné durant trois ans cette nouvelle sortie. Devenu quartet depuis mai 2013, l'évolution du projet se caractérise par une maturité traduite dans de longues compositions et une nouvelle orientation, plus ciblée mais toujours aussi foutraque.
La Noise digressive de DAS SIMPLE prend des allures plus enrobée avec un son Metal. On retrouve l'orientation folle à la MR BUNGLE où se télescopent des plans Jazz ou progressifs et un style avant-gardiste mais la base du projet devient plus consistante et solide grâce à un jeu plus dramaturge qui tire maintenant la formation marseillaise vers FANTOMAS.
C'est avec cette propension dégressive à transgresser que l'on se rend compte que le projet prend de l'âge. Un processus naturel de maturation qui n'amoindrit toutefois pas la curiosité de DAS SIMPLE qui emprunte des chemins de travers ... mais plus balisés. Là où DAS SIMPLE expérimentait pour le seul plaisir de chambouler, il semble maintenant plus sensible à la répercussion de la cohésion. Derrière l'alambique album ressort une force nouvelle que seul le temps pouvait apporter : la détermination.
Une détermination qui s'exprime chez DAS SIMPLE par cette simple et trop concise étiquette du Metal. Ou plus précisément par ce jeu de riffs hargneuses et plombées ainsi que ces rythmes violents. Un genre que les « trop bien pensants » éducateurs associent encore facilement à une rébellion d'adolescents voire puériles mais qui à l'écoute de In Girum Imus Nocte s'affirme comme une personnalité réfléchie, responsable et surtout adulte.
Das Simple
Mr. Bungle