Créé à Stockholm en 2009, Casablanca fait partie de ces groupes qui revisitent les heures de gloire du heavy metal à la sauce glam des années 80 tout en ne négligeant pas d'y mettre quelques éléments plus contemporains. Calibrée et maîtrisée sans pour autant être aseptisée, la musique distillée par le combo suédois est d'une grande qualité. Qu'on ne s'y trompe pas, Casablanca a beau être quasi inconnu au bataillon, cela risque peut-être de changer. Du moins c'est tout le mal qu'on leur souhaite.
Dans les rangs du combo nordique on retrouve avec plaisir un guitariste qui a fait les belles heures de Monsieur Alice Cooper et de Slash à l'époque des Slash's Snakepit: Ryan Roxie. Ayant quitté sa Californie natale pour la capitale suédoise, Ryan Roxie s'est vite intégré dans sa nouvelle ville d'adoption. Si l'homme a son propre show radio, on sent également qu'il influence grandement la musique de Casablanca, groupe qu'il a rejoint dès sa création.
Comme les chiens ne font pas des chats, ce second opus de Casablanca transpire le hard rock made in America. Il suffit d'écouter "Dead End Street Revisited" pour se rendre compte de l’influence que laisse un passage chez Mister Vincent Furnier alias Alice Cooper. Le titre, tout en étant différent, fait penser à un classique du maître de l'horror rock: "Poison".
Frais et musicalement irréprochable Riding A Black Swan impressionne sur du début à la fin. On attachera également une importance toute particulière à la section rythmique du groupe qui est tenue de mains de maître par Erik Stenemo à la guitare, Mats Rubarth à la basse et par la charmante, mais Ô combien puissante Josephine Forsman à la batterie.
Le résultat tient en dix pistes qui laissent apparaître un groupe d'une grande maturité qui semble avoir compris comment faire un album accessible sans pour autant faire dans la pâle copie de ce qui a déjà été fait.
Et dire qu'on a failli ne pas en parler...

