Alors que sur son album précédent le groupe nous avait accordé quelques grands moments de guitare signés de la main d'un certain Ryan Roxie, ex-Alice Cooper, cette fois c'est avec un album-concept que le combo made in Stockholm nous revient.
S'inspirant du mythe de Cthulhu, univers de fiction sorti en droite ligne de l'imagination de l'écrivain américain H.P. Lovecraft, Casablanca s'attaque donc à un monde parallèle au nôtre dans lequel des forces obscures cherchent à y rétablir leur ancienne domination sur l'humanité. Ici, l'album est divisé en trois axes, un premier sur le retour d'un fantôme, dernier représentant d'un monde ancestral, un second sur l'entourage de celui-ci et d'un troisième et dernier chapitré dédié, lui, à la bataille finale. Bref, tout un programme.
Niveau musique, Casablanca nous offre un album abouti et de qualité, mais qui au final n'arrivera que difficilement à capter l'auditeur à cause d'un aspect peut-être un peu trop linéaire et progressif qui finit par s'épuiser par manque de rebondissement.
A côté de ça, Miskatonic Graffiti est d'excellente facture, pour peu que l'on soit réceptif au prog, of course, et contient quelques petites perles comme par exemple "Enter the mountains", morceau d'ouverture de plus de 10 minutes qui nous fait traverser plusieurs horizons différents. De même "She Was the One", avant-dernier morceau du disque, est un magnifique moment de douceur dans lequel Anders Ljung (chant) nous étale l'étendue de son talent. Et pour finir, "Exit the Mountains", dernier titre de l'album, referme cette aventure en nous narrant cette fameuse bataille finale à travers un rythme un chouïa plus heavy.
Au final que cet album plaise ou non, pour nous Casablanca a réussi son pari en accouchant d'un troisième opus différents des deux autres et se sera offert une respiration de très bonne qualité.