Cette fois, pas de voix claires ! Unearth revient clairement pour taper dans le dur, en misant à nouveau sur les excellents leads mélodiques assurés par la souplesse de Ken Susi et Buz McGrath pour contrebalancer la violence ambiante : Lifetime In Ruins, Never Cease ou le morceau titre offrent à ce titre de jolis contrastes entre urgence et mélodie. Dans le même temps, les solos apportent un vrai plus à la plupart des morceaux, même les plus bourrins (The Swarm), autrement bien mis en forme par le chant mieux assuré de Trevor Phipps (Guards of Contagion ou Burial Lines).
En fait, sur ce nouvel album, Unearth ne cherche pas du tout à réinventer son Metalcore. Riffs assénés à la vitesse de l’éclair et très inspirés par le Thrash (Trail to Fire), breakdowns prêts à vous décrocher la nuque, chant puissant émergeant au-dessus de ces leads de guitares triomphants, le tout chapeauté par une section rythmique dure comme il faut (To the Ground) : le son Unearth est donc au rendez-vous, avec ses qualités… mais aussi ses défauts. L’album ne connaissant pas de variation, un sentiment de trop plein peut se faire ressentir, malgré la relative courte durée de l’ensemble. Manquant un peu d’aération, Watchers of Rule peine à laisser respirer l’auditeur tant il s’efforce de maintenir ce grand sentiment d’urgence.
Alors que As I Lay Dying est en stand-by (suivez mon regard) et que seul Killswitch Engage semblait encore tenir la baraque dans ce vaste monde délabré du Metalcore, Unearth est revenu à ses bases en enfantant un nouveau rejeton à son image, quoique plus agressif qu’attendu. Les Américains font ici un retour très compact, voire trop, défonçant un peu leur porte d’entrée au passage. Voilà qui devrait prendre tout son sens en live.
Metalcore, killswitch, leads

Unearth
