L’enchaînement Berceuse (en intro) et Chains marque cette cassure : guitares acoustiques, changements de rythme, riffs alambiqués, mélodie, férocité, chant guttural (quand il est présent)... On tient clairement là des ingrédients utilisés dans tout l’album et qui vont au-delà des trémolos et autres blasts, pourtant également bien présents. Construits presque comme des parties s’enchainant naturellement au sein d’une piste unique, les morceaux de Sweven sont longs et très réfléchis.
Une complexité accompagnée de l’ambiance maladivement glauque qui se dégage de l’album, et en fait un pavé lourd à assimiler. Mais des plus savoureux : les guitares sur Aurora in the Offing, le solo de Ripening Life, ce chant glacial qui semble contrebalancer les guitares acoustiques plus légères,... Sweven est vraiment multiple, y compris dans cette alternance entre pur Death et Doom, urgence et putridité. Obscur, il ne s’appréhende pas si facilement, malgré la production plus claire que les précédentes livraisons du groupe. En fait, il n’attend que votre approche pour lui apporter un semblant de lumière
Pour leur deuxième véritable album, Morbus Chron surprend. L’évolution ne va clairement pas plaire aux purs adeptes des sonorités typiquement Death des débuts, et nécessite d’emprunter un sentier des plus tordus pour être appréciée. Mais quelle richesse ! Le détour en vaut la peine.
death, metal, swedish, macabre
Morbus Chron
Autopsy