Le groupe qui officie un peu comme les locaux du Roadburn Festival n'usurpe pas sa place à l'affiche. Toujours marqué par ISIS, dont il reprend certaines subtilités extraites de Panopticon et Oceanic.
Suivant un peu l'évolution générale, le Post-Metal des bataves flirte de plus en plus avec le Post-Rock. Les nappes progressives se chevauchent et par ce biais et IZAH apporte de nouvelles intensités, certes téléphonées.
Adeptes des compositions à rallonges, les membres du groupe se rapprochent des septante-trois minutes pour seulement quatre titres avec Sistere. Bien que Indefinite Instinct, Duality et Finite Horizon s'inscrivent dans une forme relativement classique du genre, cette première moitié d'album reste séduisante par sa maîtrise. IZAH joue autant de son énergie que de ses atmosphères et parvient à créer un équilibre entre ses racines Hard-Core et ses envolées Post-Rock jusque dans la longueur.
A défaut d'être le groupe le plus original de la scène, IZAH devient un maître de cette longueur. L'exercice est rodé mais la mécanique se renouvelle avec eux. Avec la plage titulaire, IZAH pousse même son entrain jusqu'à la demi-heure. Sistere devient la pierre angulaire de l'album même si il clôture ce dernier. Sans doute autant pour tenir la distance et que pour s'ouvrir à de nouveaux horizons, la formation apporte également une orientation plus Black-Metal, ouvrant une passerelle vers DEAFHEAVEN. Sistere est également le titre le plus épique du disque. Un style finalement que IZAH a contenu jusque là malgré le format de ses interprétations. Ce sont principalement les six premières minutes, crescendo, qui confèrent l'accent homérique de la plage titulaire avant de s'installer dans un mélange de brutalité et d'onirisme.
Le chant clair trouve également plus de place sur cet album. Que ce soit avec Sistere ou les autres titres, cette tendance est clairement empruntée à ISIS comme évoqué plus haut. C'est d'ailleurs, le reproche général avec lequel IZAH semble avoir le plus de mal à se dépatouiller, ses inspirations parfois trop évidentes, comme l'apport d'un trompette sur la plage titulaire qui est sortie d'un album de CULT OF LUNA.
sludge, post-rock, hardcore, black metal
Izah
Baroness
Mono
Cult of Luna
The Ocean

