Du deathmetal moderne-technique,c’est l’étiquette globale qui pourrait coller à ces 5 Français. Après un premier disque sorti en 2013 (et un EP encore avant ça), des dates en France, un peu en Europe et carrément au Japon, ils reviennent en 2016 avec un album très travaillé. Produit par Joshua Wickman (Within The Ruins, I See Stars, Kings 810), le groupe s’est donné les moyens et le temps de sortir un second disque de niveau supérieur.
Barton’s Odyssey raconte une histoire vraie, celle d’un homme : d’Otis Barton. Toujours dans le thème aquatique, Atlantis Chronicles, qui avait commencé les aventures de cet explorateur des fonds marins sur le précédent album, vient clôturer sa narration ici.
Pour parler de savoir faire, ces Français ne savent pas que raconter des histoires. En effet, Barton’s Odyssey engloutira l’envie de zapper cet album à plus d’un. Ses 12 titres sont très carrés, techniques, toujours très soutenus; avec pour seuls interludes des lectures des récits d’Otis, ou un petit blanc inattendu entre 2 morceaux.
La batterie et la guitare parviennent à se compléter sans jamais dominer l’autre, ce qui donne plus des impressions aériennes que sous-marines. La basse n’en est pas oubliée, avec quelques sorties bien placées par rapport à une batterie prenante. Un grunt puissant et très bien travaillé sur le CD s’additionne aux instruments, une petit doute cependant sur le rendu de ce chant en live pour ma part.
L’album s’écoute sans difficulté. Les titres étant liés par ce contage et sa technicité, il est donc encore plus facile de plonger dans cette Atlantide et d’en visiter les moindres recoins. Il en même coriace de vouloir retenir un morceau en particulier d’un point de vue de réussite, mais selon les goûts chacun trouvera ses affinités dans ces 10 morceaux. Mes 2 préférés resteront Otis Barton et 50°S 100°W, malgré que les 2 parties d’Upwelling ne me laissent pas indifférent.
Si vous êtes déjà passé par Ten Miles Underwater avant ce nouvel opus, vous remarquerez aussi que le côté death s’est accentué avec le temps. Mais aucune inquiétude à voir, le bateau ne coule pas et n’affiche même pas la moindre fuite ! Il s’est même amélioré en sous-marin très puissant et aux mécanismes plus poussés pour encore mieux transporter ses voyageurs.
Au bout de ces 41 minutes, on remonte à la surface et on a envie de revenir sur les abîmes du death technique d'Atlantis Chronicles. Pour finir même, d’aller voir ces navigateurs/conteurs afin observer comment ils engloutissent les publics qu’ils rencontrent, ou encore se laisser engloutir en concert.
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