Le premier morceau est secondé par «Fleur de Feu», beaucoup plus lourd et pesant au niveau de la mélodie. Le français et l'anglais y sont mélangés, ce qui est risqué au sein d'une même chanson. Mais ici, le résultat est électrique. Les 10 chansons sont un «doux» mélange de stoner rock et de doom au niveau de la mélodie, agrémentées d'effets qui ajoutent une plus-value.
Le 3ème morceau, «Love», est un trio avec GW Sok et Eve Libertine. On se laisse emporter par les trois voix presque en polyphonie.
«Grace», le 5ème morceau en featuring avec Mike Moya est agrémenté de violon et de thérémine. Les riffs de guitare et de violon (dit-on un riff de violon? Vous avez 4h.) s'enchevêtrent et s'entremêlent parfaitement. Ils dansent dans nos tympans comme des créatures sombres et mystérieuses valsant autour d'un feu.
«Dance» (featuring avec Déhà) qui est la 6ème piste, nous propose un chant calme qui se complète avec une instru super rythmée. Un résultat toujours garanti avec ce genre de structure musicale.
On finit en beauté avec le titre «Eternal» en collaboration avec Laetitia Sheriff. Le violon revient, comme pour fermer le chapitre GRACE, cette fois.
J'admire la singularité des riffs et la précision du style musical bien à part de cet album. Sa ligne conductrice est explorée à travers les dix pistes, tout en étant super diversifiée. GRACE est un long chemin musical, parsemé parfois de fleurs fanées, d'autres fois de plein de couleurs. C'est une histoire qui nous berce et nous enveloppe dans une bulle rassurante et vivante.

Déhà