Et bien que le premier album de BLACKBRAID perpétue un certain classicisme de genre, le projet de Sgah'gahsowah va attirer l'attention à plus d'un titre.
C'est monnaie courante dans le mouvement d'entendre des projets soli. Assisté de Neil Schneider pour le travail sur la batterie, Sgah'gahsowah assure les compositions, la basse, les guitares et les vocaux mais aussi la flûte. Un instrument surprise qui traduit l'héritage des monts Adirondacks qui prolongent les montagnes Appalaches au Nord-Est de l'état de New York.
Car Sgah'gahsowah est un autochtone d'Amérique du Nord. Un Native American qui a choisi le Black Metal pour s'exprimer sans renier la racine de ses origines. Et avec BLACKBRAID, on ne tombe ni dans le folklore ni dans le cliché.
Comme dit précédemment, ce premier album n'est probablement pas le disque qui révolutionne le plus le genre. Excellent dans son interprétation, BLACKBRAID s'est appuyé sur les codes du genre pour composer un album personnel aux risques mesurés. Mais bien évidemment, il a aussi eu la bonne idée de s'inspirer de sa culture ancestrale avec parcimonie. C'est d'ailleurs ce dosage juste tantôt dans ses propos tantôt dans ses arrangements qui permettra à ce premier album de se démarquer plus qu'un autre.