Pour les deux, cette collaboration est aussi l'occasion d'explorer leurs univers respectifs et de faire rencontrer la modernité occidentale avec le traditionnel oriental.
L'album est donc divisé en deux compositions, elles-mêmes subdivisées en plusieurs parties. La première partie de Kujô Shakulô, un sutra composé normalement de 9 parties, repose essentiellement sur le chant bouddhiste de UEDA dans un esprit plus drone avant de laisser la collaboration s'amplifier et de permettre à POIL de s'exprimer plus amplement jusqu'au poème chanté de Antoine Arnera. Le mélange Math-Rock est particulièrement tonifiant sur la deuxième partie de cette composition. Il prend une tournure plus décalée en final.
La deuxième collaboration, Dan-no-Ura retrace la guerre finale entre le clan Heike et le clan Genji (l'artwork du disque). C'est le clan Heiki qui perdra. Si le titre ne possède pas une forme martiale particulière, la première partie reste rythmée tandis que la seconde partie revêt une aspect plus dramaturgique.
Plutôt atypiques, cette collaboration et ce disque séduiront les plus curieuses.eux en quête de nouvelles aventures musicales. Sans doute est-il besoin de nourrir aussi un intérêt pour la culture japonaise afin d'en saisir la mesure.

PoiL