Le Trocadero de Liège est un endroit qui a de la gueule, comme on dit. Façade art déco, intérieur ''théâtre à l'italienne'' avec velours rouge et feuilles d'or. Le Troca pour les intimes a plutôt l'habitude de recevoir des cabarets et des stand-up. C'est pourtant Emma Ruth Rundle et Jo Quail qui prennent possession des lieux pour une soirée organisée dans le cadre des concerts extra-muros du Reflektor. Je vais vite me rendre compte que la salle est juste parfaite pour apprécier pleinement la musique des deux artistes du jour.

Jo Quail ouvre la soirée. La violoncelliste londonienne n'est presque plus à présenter. Présente au Hellfest, Roadburn, Deserfet, etc., elle collabore également avec Mono ou accompagne Amenra ou Emma Ruth Rundle en tournée.
Seule sur scène, Jo Quail prend rapidement toute la place avec son violoncelle électrique (qui est une œuvre d'art à lui tout seul). Les premières notes s'échappent et sont rattrapées par d'autres sons et séquences produits par des boucles (looper) et différents effets. Ceux-ci ajoutent de plus en plus de consistance et de rythme au morceau qui, les uns après les autres, déploient toute l'étendue de l'univers de Jo Quail. Il est expérimental, primitif, brut, énergique, poétique, avant-gardiste. Epatant, beau.
Place ensuite au piano et à la guitare acoustique d'Emma Ruth Rundle. L'artiste américaine propose l'entièreté de son album ''Engine of Hell'' et quelques morceaux plus anciens en guise de rappel. La formule choisie est volontairement minimaliste. Piano/voix et guitare/voix. Avec cet opus, Emma Ruth Rundle, qui avait pour habitude d'évoluer dans le shoegaze, le drone et l'ambient, dévoile une autre facette de son talent. L'expérience va démontrer que cela n'enlève rien à la force et la profondeur des émotions puisque la mélancolie et le désespoir transpirent de chaque note, de chaque son et de chaque mot.
L'ambiance est au recueillement, au repli sur soi. Il n'y a rien d'autre à faire que de se laisser porter. Chacun choisira de succomber ou pas. La voix d'Emma Ruth Rundle est grandiose et parfaitement maitrisée, tantôt douce et délicate, tantôt puissante et démoniaque. Son jeu au piano et à la guitare l'est tout autant. Le tout rehaussé par une acoustique impeccable.
Entre les morceaux, la musicienne partage et communique avec le public, livrant, avec humour et simplicité, plusieurs anecdotes en rapport avec sa vision du monde et de la musique. A la fin du set, elle est longuement applaudie, à la hauteur de sa performance.
And now we're free.

A noter, pour terminer, que Jo Quail et Emma Ruth Rundle ont plutôt l'air de bien s'entendre. La première remerciant la deuxième et la deuxième invitant la première à partager un morceau qui a réuni les deux femmes pour un moment suspendu.

Jo Quail ouvre la soirée. La violoncelliste londonienne n'est presque plus à présenter. Présente au Hellfest, Roadburn, Deserfet, etc., elle collabore également avec Mono ou accompagne Amenra ou Emma Ruth Rundle en tournée.
Seule sur scène, Jo Quail prend rapidement toute la place avec son violoncelle électrique (qui est une œuvre d'art à lui tout seul). Les premières notes s'échappent et sont rattrapées par d'autres sons et séquences produits par des boucles (looper) et différents effets. Ceux-ci ajoutent de plus en plus de consistance et de rythme au morceau qui, les uns après les autres, déploient toute l'étendue de l'univers de Jo Quail. Il est expérimental, primitif, brut, énergique, poétique, avant-gardiste. Epatant, beau.
Place ensuite au piano et à la guitare acoustique d'Emma Ruth Rundle. L'artiste américaine propose l'entièreté de son album ''Engine of Hell'' et quelques morceaux plus anciens en guise de rappel. La formule choisie est volontairement minimaliste. Piano/voix et guitare/voix. Avec cet opus, Emma Ruth Rundle, qui avait pour habitude d'évoluer dans le shoegaze, le drone et l'ambient, dévoile une autre facette de son talent. L'expérience va démontrer que cela n'enlève rien à la force et la profondeur des émotions puisque la mélancolie et le désespoir transpirent de chaque note, de chaque son et de chaque mot.
L'ambiance est au recueillement, au repli sur soi. Il n'y a rien d'autre à faire que de se laisser porter. Chacun choisira de succomber ou pas. La voix d'Emma Ruth Rundle est grandiose et parfaitement maitrisée, tantôt douce et délicate, tantôt puissante et démoniaque. Son jeu au piano et à la guitare l'est tout autant. Le tout rehaussé par une acoustique impeccable.
Entre les morceaux, la musicienne partage et communique avec le public, livrant, avec humour et simplicité, plusieurs anecdotes en rapport avec sa vision du monde et de la musique. A la fin du set, elle est longuement applaudie, à la hauteur de sa performance.
And now we're free.

A noter, pour terminer, que Jo Quail et Emma Ruth Rundle ont plutôt l'air de bien s'entendre. La première remerciant la deuxième et la deuxième invitant la première à partager un morceau qui a réuni les deux femmes pour un moment suspendu.



