Pour terminer ce week-end un peu fou, nous épinglerons surtout la prestation de Hatebreed qui a largement mérité sa place sur la main stage. A tel point qu'on était en droit de se demander pourquoi les organisateurs ne lui ont pas réservé une meilleure place sur l'affiche un autre jour.
Car cette quinzième édition du Graspop aura surtout frappé les esprits par son manque de cohérence. En effet, comment peut-on expliquer qu'un groupe comme Slayer soit obligé de se produire à 16:00 alors que Stone Temple Pilots occupe le haut de l'affiche d'un festival résolument metal. C'est surtout de ce côté là qu'il faut chercher les failles d'un festival qui devra absolument se renouveler s'il ne veut pas mourir à petit feu au fil du temps.
Il devra, avant tout, tenir compte des envies de son public. Celui-ci a clairement démontré le style pour lequel il optait en plébiscitant Hatebreed comme jamais. Programmé en première partie de Kiss sur la main stage, Jamey Jasta et ses potes firent chavirer le public de Dessel comme peu de groupes sont parvenus à le faire depuis la création de ce festival voici 15 ans. Avec les "Last Breath", "We Still Fight", "Betrayed By Life", les Américains ont donné une leçon d'efficacité à l'ensemble des musiciens présents sur la scène campinoise.
Auparavant, Jon Oliva's Pain fut contrarié par des ennuis techniques que seuls des titres de Savatage comme "Hall Of A mountain King", "Gutter Ballet" ou "Jesus Saves" permirent de lui sauver la face devant un public incrédule...
Finalement, c'est peut-être Kiss qui, après Hatebreed, aura le mieux tiré son épingle du jeu en alignant des titres aussi anciens qu'inédits devant un public médusé de consternation face à un groupe qui démontra avec "Doctor Love", "Deuce" qu'il ne suffisait pas aux artistes peirluturés de paraître pour exister. Certes, le public fut quelque peu dérouté par l'interprétation de ces anciens titres auxquels il ne fut guère habitué mais le résultat fut encore plus éloquent...
Voilà, le Graspop est terminé et nous espérons que nous vous avons permis de vivre cela, en toute modestie, avec le plaisir qui fut le nôtre et qui le sera encore l'année prochaine...
Pat et Deby!

Hatebreed

