Arrivée à Louvain vers 18h30, de quoi profiter d’une bière sur la terrasse de la Oude Markt où se trouve la salle. Un petit plaisir bien agréable, mais qui par contre empiètera sur la prestation de Pulse. Loin de nous l'idée de boycotter leur set mais leur performance étant très courte (15 minutes top chrono), on s'est retrouvés à l’intérieur de la salle lorsque les musiciens rangeaient leurs instruments. Cela dit, un simple passage dans la petite salle du Rock Café donnera déjà le ton de la soirée : une chaleur étouffante règne dans la pièce.
Grim se prépare, commence à jouer … Une chanson suffit à faire bouger les gens : le pit n’est pas très grand mais les gens chantent, moshent, font du 2step, ne manquent pas un side-to-side … Les premiers mouvements de ce qui s’annonce une grosse fête. Tout leur set restera ainsi, que des Belges qui supportent leur groupe local mais aussi leurs nouveaux amis de tournée qui viennent même remplacer le chanteur pour certains passages.

War Charge par Kevien Vankeirsbilck de Kevienpictures
Les choses sérieuses ont commencé et ne vont jamais s’arrêter, au grand bonheur de tout le monde. Les écossais de War Charge prennent place. Dès le début, les gens sont chauds (au sens propre comme au figuré) et plus les morceaux s’enchainent, plus les gens se déchainent. Malgré une petite scène et pas tellement de gens que ça tout devant, les premiers stage dives deviennent inévitables. Ce petit concert devient comme un Outbreak Fest (ndlr petit festival de hardcoreau Royaume-Uni) mais à l’échelle d’un café : les gens sont intenables, comme si la musique les remettait à l’état animal.

Forsaken par Kevien Vankeirsbilck de Kevienpictures
Mais les bêtes sont lâchées et impossible de les remettre en cage. Surtout pas avec de la musique aussi renversante que celle de Forsaken. Leur musique, avec un côté métal tout en restant quand même du hardcore, est d’une puissante efficacité pour la scène. Vouloir headbanger comme un gothique au Graspop peut paraitre étrange, mais ces anglais le rendent possible. Cependant le son hardcore prime sur ce sentiment, d’où la foule qui continue à danser. Les solos ne sont pas là pour permettre une pause entre deux breaks, au contraire ils ne rajoutent qu’une couche à l’envie de s’épuiser et suer au rythme de leur musique.
30 minutes de folie plus tard, la soirée touche à sa fin. Au bonheur de nos corps trempés, au détriment de nos envies musicales.
Ces groupes étaient effectivement d’une extrême qualité, mais la réponse du public était étonnamment disproportionnée à celle qu’on attendait, du moins celle que j’attendais. Tout ça est bien la preuve que, peu importe la date, si les gens sont motivés, il y aura un nombre d’entrées satisfaisant pour les organisateurs et une bonne ambiance. Des concerts comme ça cassent une semaine qui peut nous paraitre parfois bien longue et redonnent une pêche d’enfer jusqu’au week-end. On en veut plus !